Belfius dégage à nouveau un bénéfice record, grâce à son pôle assurance


En 2024, Belfius a réalisé un bénéfice net de 1,13 milliard d’euros, soit un petit pour cent de plus qu’en 2023 qui était déjà une année record. L’État belge peut compter sur un dividende de 444,5 millions d’euros. Le groupe dirigé par Marc Raisière reste néanmoins prudent, car le coût du risque augmente en raison du nombre croissant de faillites.
Nouvelle très belle année pour Belfius qui termine 2024 sur un bénéfice record à nouveau supérieur au milliard d’euros, notamment grâce à ses activités d’assurance, et en particulier grâce au succès de Belfius Direct Assurance (ex-Corona Direct).
Si le bénéfice des activités bancaires a reculé, passant de 876 à 854 millions d’euros, celui de la branche assurance a en effet vu son résultat progresser de 239 à 273 millions d’euros. Soit donc au total, un résultat net qui s’établit à 1,13 milliard, contre 1,12 milliard en 2023, qui fut déjà une année record.
Résultat, Belfius versera à nouveau un joli dividende à son actionnaire, l’État belge : 444,5 millions d’euros. Au total, depuis 2012, et la naissance de Belfius sur les cendres de l’ancien groupe Dexia, ce sont près de 3 milliards d’euros qui sont venus garnir les caisses fédérales à titre de dividendes versés par le bancassureur.
Crédits en hausse
Sur le plan opérationnel, la machine du crédit a bien tourné. La banque a octroyé 23,8 milliards d’euros de nouveaux prêts à long terme (particuliers et entreprises), soit 400 millions de plus qu’en 2023. Au total, le volume global de l’encours des crédits progresse de 4 % pour franchir la barre des 118 milliards d’euros. Pour les crédits aux grandes entreprises (segment corporate), la part de marché a augmenté à 21,6 %, et dans le segment des PME (business banking), la banque franchit pour la première fois la barre des 20 %.
Du côté de l’épargne et des investissements, les dépôts des clients ont progressé de 11 milliards d’euros pour atteindre 197,5 milliards, dont 6,7 milliards d’euros d’entrées nettes de capitaux. Merci le remboursement du bon d’Etat. En août, Belfius avait en effet suivi l’exemple d’ING en proposant un compte à terme à haut rendement (3,8 % brut). Une initiative qui s’est révélée efficace puisque la banque a récupéré 800 millions de plus que les 3,5 milliards d’euros qui avait quitté ses comptes à l’été 2023 pour aller se loger dans le bon d’Etat lancé par l’ex-ministre des Finances Vincent Van Peteghem. La campagne a également permis d’attirer un solde net de 18 000 nouveaux clients.
Coût du risque
Malgré ses excellentes performances, le groupe dirigé par Marc Raisière reste prudent. La banque a vu son coût du risque pour les mauvais crédits augmenter, passant de 109 à 133 millions d’euros. En cause : le ralentissement économique et la forte augmentation des faillites, entraînant davantage d’impayés. En cause ? Deux éléments, indique Belfius. D’une part, les entreprises zombies qui ne bénéficient plus des facilités report de paiement accordées durant la crise du Covid. D’autre part, trois secteurs sont dans une mauvaise passe économique : les petites entreprises de la construction et les promoteurs immobiliers, l’horeca, ainsi que les industries manufacturières qui souffrent de l’inflation et de la hausse des coûts des matières premières.
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