La liste des concessions (drastiques) acceptées par la Grèce

13/07/15 à 15:52 - Mise à jour à 17:32

Après une ultime nuit de négociations au finish, un accord a finalement été trouvé ce lundi pour mettre en place un troisième plan d'aide à la Grèce. Pour y parvenir, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a dû se résoudre à faire bon nombre de concessions.

La liste des concessions (drastiques) acceptées par la Grèce

Alexis Tsipras © Reuters

L'accord qui a été conclu ce lundi matin, aux alentours de 9h, lors du sommet européen s'est fait sur la base d'une liste de propositions ébauchées par l'Eurogroupe, et non par le gouvernement grec. Ceci explique pourquoi il comprend des mesures à ce point drastiques et également pourquoi Alexis Tsipras, issu de la gauche radicale, a tenté jusqu'au bout de les adoucir.

Voici les mesures qui devront être mises en place, selon un agenda précis, par le gouvernement grec.

Avant le mercredi 15 juillet, le parlement grec devra approuver:

- une réforme de la TVA et une réforme fiscale

- des mesures pour améliorer la "durabilité" du système des retraites

- la garantie de l'indépendance de l'Elstat, l'organisme des statistiques grec

- le respect plein et entier des dispositions de différents traités européens (mise en place de mesures des coupes quasi automatiques dans les dépenses en cas de dérapage budgétaire)

Avant le 22 juillet, la Grèce devra:

- adopter un code de procédure civile afin d'accélérer le système de justice civile pour en réduire les coûts

- transposer dans sa législation une directive européenne sur le renflouement des banques

Ce n'est qu'après cela qu'un protocole d'accord pourra être négocié

À terme, Athènes devra renforcer ses propositions de réformes pour remédier à la forte dégradation de son économie. Ce qui implique:

- une réforme des retraites

- une réforme du marché des produits selon les recommandations de l'OCDE

- la privatisation du réseau de transports électrique

- une réforme du marché du travail

- un renforcement du secteur financier

Enfin, la Grèce devra:

- élaborer un programme de privatisation nettement plus étoffé avec une meilleure gouvernance (fonds indépendant)

- moderniser et renforcer l'administration publique

- normaliser les méthodes de travail avec les institutions

- revoir certaines mesures du gouvernement Tsipras considérées comme contraires aux engagements des précédents gouvernements grecs.

L'accord européen sur la Grèce

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