"L'impôt des sociétés doit être réglé lors du super conseil des ministres"

13/06/17 à 12:31 - Mise à jour à 12:31

Source: Belga

Le ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA) attend qu'une décision sur l'abaissement de l'impôt des sociétés (Isoc) soit prise lors des deux super conseils des ministres annoncés cet été, lesquels pourraient d'ailleurs être joints.

"L'impôt des sociétés doit être réglé lors du super conseil des ministres"

Le Ministre des finances Johan Van Overtveldt © BELGA/Bruno Fahy

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"Le but est que nous arrivions à un accord lors de ces deux réunions", a commenté M. Van Overtveldt, actuellement en déplacement en Israël. Prévus initialement pour ce mois de juin, ces deux super conseils des ministres se tiendront vraisemblablement durant le mois de juillet.

"Je constate que les partis sont à présent tous d'accord pour dire qu'il faut revoir l'impôt des sociétés. Tout le monde est d'accord pour dire que 34%, c'est trop élevé".

Fin mai, le président du CD&V avait laissé entendre que tout abaissement de l'Isoc ne devait plus impérativement être associé à la création d'une taxe sur les plus-values boursières, comme les chrétiens démocrates flamands l'exigeaient l'an dernier.

"J'attends avec calme de voir ce que le CD&V va mettre sur la table", ajoute le N-VA.

Pour lui, le régime des intérêts notionnels pourrait subsister aux côtés d'une réduction de l'Isoc. "Il subsistera. Le régime actuel est peut-être trop généreux. Nous pouvons atteindre les mêmes effets économiques avec un système plus sélectif", juge le ministre des Finances.

Actuellement à Tel Aviv pour assister à une conférence d'investisseurs, M. Van Overtveldt a vanté l'évolution récente en Belgique. "Le pays a réduit la fiscalité nette sur le travail de 8 milliards d'euros et travaille actuellement à une réforme de l'impôt des sociétés", a-t-il souligné devant une salle comble.

Le ministre espère attirer chez nous des fintech, mais aussi des investisseurs prêts à soutenir la croissance d'entreprises belges. Le pays ne manque pas de capital pour lancer des start-up, mais pour grandir, les entreprises sont souvent contraintes d'aller chercher l'argent à l'étranger. Le ministre entend dès lors offrir un stimuli fiscal aux investisseurs prêts à soutenir la croissance de nos entreprises.

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