"Il serait irresponsable de ne pas utiliser cette chance pour un nouveau départ en Grèce"

19/08/15 à 10:17 - Mise à jour à 10:16

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a jugé mercredi qu'il serait "irresponsable" que les députés allemands rejettent le plan d'aide à la Grèce, défendant devant le Bundestag ce troisième programme censé sortir Athènes de l'ornière.

"Il serait irresponsable de ne pas utiliser cette chance pour un nouveau départ en Grèce"

Wolfgang Schäuble © Reuters

"Au regard du fait que le parlement grec a déjà adopté une grosse partie des mesures (de réformes), il serait irresponsable de ne pas utiliser cette chance pour un nouveau départ en Grèce", a martelé le ministre, considéré comme le tenant d'une ligne extrêmement dure vis-à-vis d'Athènes.

Les députés allemands devraient en grande majorité suivre l'avis du gouvernement, comme ils l'ont fait à chaque vote sur la Grèce, et ce malgré une montée des voix contre dans le parti conservateur CDU de la chancelière Angela Merkel.

Insistant sur le fait que ce nouveau programme, pouvant apporter quelque 86 milliards d'euros à la Grèce en différents versements, était soumis à des conditions que la Grèce doit remplir, ce qui sera régulièrement vérifier, Wolfgang Schäuble a expliqué que le but des nombreuses réformes demandées était "que la Grèce se remettre économiquement debout sur ses propres jambes le plus vite possible".

Le ministre allemand a réaffirmé être "tout à fait confiant" dans le fait que le Fonds monétaire international (FMI) s'associerait finalement à ce plan en octobre, si les conditions sont remplies.

L'institution internationale, qui avait participé aux deux premiers programmes d'aides à la Grèce, réclame un allègement "significatif" du poids de la dette grecque. L'Allemagne est opposée à tout effacement pur et simple d'une partie des créances, mais est en revanche prête à jouer sur les taux d'intérêt et les maturités des créances, ce qui toutefois laisse une marge de manoeuvre "limitée", a reconnu Wolfgang Schäuble.

"Une participation du FMI, également financière, est indispensable", a insisté le ministre.

Avec l'AFP

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