Grèce : La Troïka est morte, vive le "Groupe de Bruxelles"

11/03/15 à 17:51 - Mise à jour à 17:51

Source: Belga

La nouvelle équipe de fonctionnaires internationaux avec laquelle la Grèce a entamé mercredi les discussions techniques sur les réformes très attendues de la part du gouvernement Tsipras a été baptisée "Groupe de Bruxelles" par Athènes et non plus "troïka", a indiqué une source gouvernementale grecque.

Grèce : La Troïka est morte, vive le "Groupe de Bruxelles"

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Ce nouveau quintet, qui est réuni dans la capitale depuis le début de l'après-midi, est composé de représentants du gouvernement grec, de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE), du Mécanisme européen de stabilité (MES) et du Fonds monétaire international (FMI).

Soit une composition très proche de la "troïka" abhorrée, à la différence que le gouvernement d'Alexis Tsipras se présente en membre à part entière de cette équipe dont il souhaite changer l'image associée depuis 2010 aux visites pointilleuses et hautement sécurisées de technocrates venant passer en revue l'action des ministères grecs.

Ce qui n'empêche pas que, parmi les participants aux discussions figurent Declan Costello pour la Commission européenne, Klaus Masuch pour la BCE et Rishi Goyal pour le FMI, soit les chefs de mission de l'ancienne "troïka". "La négociation du groupe de Bruxelles, insiste la source grecque, se déroulera au niveau politique et technique à Bruxelles, entre homologues".

Les dirigeants grecs de gauche radicale, contraints à un certain nombre de concessions dans leurs négociations avec les créanciers depuis fin janvier, tentent de rester fermes pour éviter la reprise des missions de fonctionnaires internationaux dans la capitale grecque.

Toutefois, "pour des questions précises" et dans le but de "lever toutes les doutes" sur les données grecques, le "Groupe de Bruxelles" pourra "nommer des conseillers techniques" amenés à se rendre à Athènes pour récupérer les informations nécessaires, a précisé cette source gouvernementale grecque.

Une position que le ministre français des Finances Michel Sapin avait résumé de manière plus lapidaire lundi:" peut-on travailler sans jamais mettre les pieds en Grèce, non! Donc des techniciens iront".

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