Chômage : les Belges jugent les allocations trop élevées

18/10/11 à 18:26 - Mise à jour à 18:26

Source: Trends-Tendances

Près d'un Belge sur deux estiment que les allocations de chômage sont trop élevées. La plupart soutiennent l'imposition aux chômeurs d'une obligation de recyclage ou de reclassement, sous peine de sanction.

Chômage : les Belges jugent les allocations trop élevées

© EPA

49 % des Belges estiment que les allocations de chômage sont trop élevées, révèle mardi une étude de Tempo-Team, tandis que 78 % acceptent une diminution des allocations de chômage au fur et à mesure que celui-ci se prolonge.

"Les Belges sont partisans d'une profonde réforme et de la modernisation de notre marché du travail", conclut le spécialiste en travail intérimaire au terme d'une enquête réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 1.500 personnes.

Obliger le chômeur à se recycler, "sous peine de sanction"

Parmi les mesures avancées pour réduire le chômage, une bonne majorité des sondés soutiennent l'imposition aux chômeurs d'une obligation de recyclage ou de reclassement (88 %). "S'ils ne le font pas, ils doivent être sanctionnés", estiment 84 % des personnes interrogées ou, après un an de chômage, être obligés d'accepter n'importe quel poste de travail (68 %).

71 % des répondants sont partisans d'un contrôle bimensuel des chômeurs.

Sur le travail en fin de carrière, seules 27 % des personnes interrogées sont disposées à relever l'âge de la retraite.

Les francophones moins satisfaits de leur salaire que les néerlandophones

Quelques disparités se notent entre les répondants du nord et du sud du pays. En ce qui concerne les revenus, les francophones sont clairement moins satisfaits de leur salaire (58 %) que les néerlandophones (73 %). Ils ne sont d'ailleurs que 43 % à trouver les allocations de chômage trop élevées, contre 52 % des néerlandophones.

33 % des francophones les considèrent même trop basses, contre 27% des néerlandophones. Enfin, les néerlandophones se prononcent davantage pour la suppression des prépensions (36% contre 25% des francophones).

Trends.be, avec Belga

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