"Le bonus de Brito, c'est 4.500 ans de salaire d'un travailleur !"

13/03/12 à 19:39 - Mise à jour à 19:39

Source: Trends-Tendances

Des jeunes SP.a ont mené une action à la gare de Louvain contre les bonus élevés des managers d'AB InBev. Ils ont distribué des bières au cri de "Ivre de bonus ? AB InBev régale !"

"Le bonus de Brito, c'est 4.500 ans de salaire d'un travailleur !"

© Image Globe

Une dizaine de membres d'Animo, la section des jeunes du SP.a, ont mené mardi après-midi une action ludique à la gare de Louvain, durant un court laps de temps, contre les bonus que le brasseur AB InBev accorde à une série de managers haut placés. Sous le mot d'ordre "Ivre de bonus ? AB InBev régale", les jeunes ont distribué aux passants des packs symboliques de six "bières Animo".

La section socialiste réclame ainsi une politique salariale plus juste : "Accorder 135 millions d'euros de bonus au patron Carlos Brito est vraiment disproportionné, juge Maite Morren, présidente d'Animo. Pour gagner un tel bonus, un travailleur moyen d'AB InBev devrait travailler 4.500 ans chez nous. Le bonus s'ajoute à un salaire annuel de 2,5 millions d'euros. Comment le fossé salarial entre un travailleur moyen et la direction peut-il être aussi grand ? De plus, en 2010 et 2011, environ 280 emplois ont été supprimés chez AB InBev."

Bonus record : AB InBev réagit aux critiques

Le thème a précisément été abordé mardi durant une conférence de presse avec Eric Lauwers, responsable d'AB InBev pour le Bénélux et la France. Il a insisté sur le fait qu'il ne s'agit pas de bonus mais bien d'options sur actions, proposées comme incitants à un groupe de cadres par les actionnaires lors de la reprise d'Anheuser-Busch en 2008, à la condition que ceux-ci parviennent à réduire fortement les dettes à court terme.

Les objectifs ont entre temps été atteints et les montants seront versés en 2014 et 2019 si les managers travaillent toujours chez AB InBev à ce moment-là. "Ces fonds ne proviennent donc en aucun cas des budgets opérationnels", a souligné Eric Lauwers, qui dit ne pas être au courant de réactions négatives de clients.

Trends.be, avec Belga

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