L'immobilier belge, plus inaccessible que jamais

19/01/11 à 16:08 - Mise à jour à 16:07

Source: Trends-Tendances

Avec un bien moyen dont le prix dépassera le cap des 200.000 euros en 2011, le marché n'a jamais été aussi inaccessible au cours de ces 25 dernières années. Et ce, bien que la croissance des prix reste très inférieure à la dynamique des années précédentes, selon ING.

L'immobilier belge, plus inaccessible que jamais

© Thinkstock

Les prix de l'immobilier résidentiel en Belgique ont augmenté de 4,5 % en 2010, tendance qui devrait se poursuivre pour les deux années à venir. Cette croissance des prix reste très inférieure à la dynamique des années précédentes, estime ING dans une étude sur le marché immobilier présentée mercredi.

Le marché est resté relativement stable dans notre pays. Si la contraction a en effet été plus limitée, le redressement s'est avéré assez modéré en 2010.

Le résidentiel a connu une reprise dynamique en seconde partie de 2009, qui s'est essoufflée l'an dernier, notamment en raison du faible nombre de transactions qui restent bien en-dessous (de 30 % environ) de leur niveau d'avant-crise.

D'après ING, trois facteurs peuvent expliquer l'envolée des prix de la dernière décennie : de meilleures conditions de financement, un bon contexte fiscal et la forte croissance de l'apport personnel lors de l'achat d'un bien. "Les deux premiers ne seront plus au rendez-vous alors que le troisième perdra de sa force à l'avenir", analyse la banque.

La croissance des prix ne pourra donc reposer que sur les fondamentaux que sont la croissance des revenus et les mouvements démographiques, ce qui implique qu'elle sera globalement positive mais plus faible que ces dernières années.

"De plus, de nombreuses personnes ayant avancé leurs achats dans le temps, le marché pourrait perdre de sa dynamique de rattrapage en 2011, souligne Julien Manceaux, économiste chez ING. Avec un bien moyen dont le prix dépassera le cap des 200.000 euros en 2011, le marché n'a jamais été aussi inaccessible au cours de ces 25 dernières années." Une amélioration sur ce point n'est pas attendue dans les prochaines années, conclut-il.

Trends.be, avec Belga

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