"Une 'Ryanairisation' rampante se diffuse dans l'économie"

14/02/17 à 10:54 - Mise à jour à 10:54
Du Trends-Tendances du 09/02/17

Avec le chômage d'un côté et la hauteur des cotisations sociales de l'autre, de plus en plus de mécanismes se mettent en place pour abaisser le coût du travail: subvention, stage, ubérisation, etc. Le travail low cost prend de l'ampleur. Rencontre avec Valérie Segond, journaliste au Monde et auteure de "Va-t-on payer pour travailler ?".

La Belgique, comme la France, est souvent pointée du doigt pour son marché du travail trop rigide et le coût élevé des salaires. Pourtant, beaucoup n'ont pas l'impression de rouler sur l'or. Comment expliquer cet écart entre le sentiment d'une partie de la population et les statistiques ? Une réponse est avancée par la journaliste Valérie Segond, collaboratrice au journal Le Monde et chroniqueuse à France Culture. Son ouvrage Va-t-on payer pour travailler (1) décrit les divers mécanismes qui permettent, discrètement, d'abaisser le coût du travail. " J'ai, dit-elle, rencontré au fil du temps de plus en plus de personnes dont le travail était en partie subventionné, qui bénéficiaient de statuts d'apprentis ou de contrats de professionnalisation, enchaînaient les stages et étaient payés un quart du Smic (le salaire minimum légal en France, qui correspond à 1.480 euros bruts par mois, Ndlr). Bref, ils ne coûtaient pas grand-chose à l'employeur. Et je ne trouvais pas trace de ces gens dans les statistiques. "
...

Vous souhaitez continuer à nous lire?

Lisez 3 articles gratuits par mois

Je m'enregistre Je suis déjà enregistré
ou

Les abonnés du Trends-Tendances bénéficient d'un accès illimité à tous les articles sur Tendances.be

Je prends un abonnement Je suis déjà abonné

Nos partenaires