Les trois quarts des PME belges sont "saines et robustes"

26/01/17 à 11:04 - Mise à jour à 11:04

Source: Belga

Trois PME belges sur quatre sont "saines et robustes". Pourtant, elles hésitent à investir, en raison notamment de l'insécurité politique, ressort-il du rapport annuel sur les PME de Graydon, l'UCM et l'Unizo.

Les trois quarts des PME belges sont "saines et robustes"

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"Les PME sont plus solides que jamais, financièrement. La crise a éliminé les plus fragiles et poussé les autres à améliorer leurs fonds propres. Les factures sont payées plus rapidement et les sociétés sont mieux armées contre les chocs économiques", ont souligné les trois organisations dans un communiqué. Selon ces dernières, seules 12% des PME belges risquent de disparaître, ce qui est le meilleur score obtenu en 10 ans.

Par ailleurs, l'indépendance financière des PME n'a jamais été aussi nette, leurs liquidités sont au plus haut et le ratio de couverture des emprunts par le cash-flow est au mieux

Que ces entreprises aient davantage de moyens est évidemment une bonne nouvelle. Néanmoins, "il ne sert à rien à présent de thésauriser des liquidités, vu les taux d'intérêt très bas", a averti Eric Van den Broele, senior manager research & development chez Graydon. L'argent doit être investi mais beaucoup de PME "n'osent pas ou ne sont pas motivées par une politique active d'investissements", a-t-il ajouté.

Ces hésitations résultent des incertitudes politiques, notamment en matière de réformes fiscales, a de son côté pointé le patron de l'Unizo, Karel Van Eetvelt. "Si le coût du travail a diminué, il reste des freins à la croissance des PME: la réforme de l'impôt des sociétés se fait attendre et les coûts de production (énergie, télécommunications...) sont plus importants que chez les principaux concurrents. Les frais de transport sont plombés par la taxe kilométrique et la congestion automobile chronique, en particulier à Bruxelles", a renchéri Arnaud Deplae, le secrétaire général de l'UCM.

Enfin, par régions, les PME wallonnes et flamandes s'en sortent mieux que les bruxelloises, 22,1% de ces dernières se situant dans une zone à risque de faillites, contre un peu plus de 10% pour les sociétés des 2 autres régions. "Beaucoup de ces PME étaient déjà en danger avant les attentats. Les entreprises bruxelloises doivent être davantage accompagnées structurellement et soutenues", selon le rapport.

Celui-ci se penche sur les sociétés de moins de 50 travailleurs. En 2015, la Belgique en comptait 1.067.240, dont près de la moitié avait moins de 10 ans.

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