Le secteur du transport routier veut doubler son poids mondial

17/07/17 à 11:57 - Mise à jour à 11:57

Source: Belga

La nouvelle route commerciale "One Belt One Road" souhaitée la Chine et d'importantes ratifications d'une convention de l'Onu promettent une croissance des transports routiers, notamment depuis l'Asie. La faîtière internationale, établie à Genève, vise un doublement à 20% des parts de marché du secteur dans le transport de marchandises.

Le secteur du transport routier veut doubler son poids mondial

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Actuellement, 90% du volume est transporté par voie maritime, moins chère. Mais la Convention de l'Onu sur les transports internationaux routiers (TIR) permet d'harmoniser les procédures douanières aux frontières. Grâce à un système de garanties, un chargement n'est contrôlé qu'au départ et à l'arrivée.

Après la ratification de la Chine en 2016, l'Inde est devenue un Etat partie récemment. "L'impact économique va être considérable", dit Umberto de Pretto, secrétaire général de l'Union internationale des transports routiers (IRU), dans une interview publiée lundi par le quotidien Le Temps.

Si l'acheminement de marchandises d'Asie en Europe prend jusqu'à près de deux mois auxquels il faut ajouter un mois de procédures, il ne demande que "douze jours" par camion. Avec une part de marché de 20%, "ce serait déjà un beau succès", selon le secrétaire général.

La Chine devrait diminuer de 80% au moins l'attente aux frontières. La ratification du TIR devrait contribuer à augmenter

de plus de 13 milliards de dollars (plus de 11 milliards d'euros) son commerce selon des estimations. Elle devrait surtout pousser les Etats-Unis à appliquer la Convention TIR lorsque les marchandises chinoises arriveront dans ses ports.

Autre changement, l'Arabie saoudite souhaite mettre en oeuvre la convention avant fin 2017, mesure qui aurait un impact sur tout le Moyen-Orient. Et selon l'Union africaine (UA), le volume commercial pourrait doubler immédiatement si TIR est appliqué en Afrique.

L'IRU rassemble pour près d'un milliard de dollars (870 millions d'euros) de garanties aux frontières.

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