L'inévitable mutation numérique de nos usines

07/12/16 à 13:22 - Mise à jour à 14:42

Grâce aux nouvelles technologies, les industriels peuvent désormais améliorer leurs produits, leurs "process" ou encore leur "business model". Si en Belgique, on n'en est qu'aux balbutiements, l'industrie 4.0 nourrit de belles promesses à coup de réalité augmentée ou de "big data" : personnalisation de masse, aide aux ouvriers, efficacité accrue, produits intelligents. Et même relocalisation partielle d'activités de production en Europe. Le numérique dans nos usines : la panacée ?

Cela fait 23 ans que la firme Adidas ne produit plus ses chaussures en Allemagne et que l'essentiel de sa production de baskets se fait en Asie. Pourtant, dès 2017, la célèbre marque reprendra une partie de la fabrication depuis l'Europe, avant l'ouverture d'une nouvelle usine aux Etats-Unis. Une surprise alors qu'à l'heure actuelle, le coût de la main-d'oeuvre reste largement moins onéreux dans les pays asiatiques. Mais si Adidas songe à relocaliser (une partie de) la production dans nos contrées, c'est qu'elle a trouvé une manière de se passer, en bonne partie, de la main-d'oeuvre. Sa nouvelle usine bavaroise, dénommée Speed Factory, fonctionnera en effet majoritairement grâce à des robots. Ces derniers devraient être en mesure de remplacer un processus manuel par de la production automatisée, plus rapide et donc plus " intéressante ". Et cela permettra, en plus, à Adidas d'être plus proche de ses points de vente et d'être plus réactif. Car, à terme, l'objectif n'est autre que la fabrication à la demande. Le consommateur pourra faire mesurer très précisément ses pieds par des machines qui fabriqueront la basket de son choix en boutique.
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