[Gazelles du Luxembourg] Batifer, croissance solide

28/02/18 à 20:30 - Mise à jour à 01/03/18 à 10:20
Du Trends-Tendances du 01/03/18

Fondée en 1999 à Redu, Batifer s'est imposée en moins de 20 ans parmi les acteurs luxembourgeois de la construction rayonnant dans la province et au-delà.

[Gazelles du Luxembourg] Batifer, croissance solide

Michel Feyfer, fondateur de Batifer, et Liesbeth son épouse, cogérante: "La décision de construire un nouveau siège social a déclenché la croissance que nous pouvons dorénavant consolider grâce à nos équipes." © REPORTERS

TRENDS GAZELLES DU LUXEMBOURG

Lauréate pour les grandes entreprises: Llorens

Lauréate pour les moyennes entreprises: Batifer

Lauréate pour les petites entreprises: Marchim

[Gazelles du Luxembourg] Batifer, croissance solide

Batifer a construit son succès et sa réputation d'année en année, brique après brique, maison après maison, projet après projet. Pourtant rien ne prédestinait au départ Michel Feyfer et son épouse Liesbeth, qui cogère l'entreprise avec lui, de se retrouver aujourd'hui à la tête d'une entreprise de construction générale. A la fin des années 1990, le premier travaillait comme serveur dans une boîte de nuit à Aarschot et la seconde se destinait à être comptable. Mais depuis l'enfance, il venait régulièrement dans la province de Luxembourg et connaissait bien la région. "Tout en travaillant en Flandre, j'ai fait l'acquisition d'un petit terrain et construit une maison de vacances avec un maçon indépendant que j'ai revendue par la suite. J'y ai pris goût mais comme je n'avais aucune connaissance du métier, j'ai suivi une formation pour l'accès à la profession."

Nouvelle dimension

Le couple quitte alors le Brabant flamand et vient s'installer à Redu où il lance fin 1999 Batifer. Les premières pierres sont posées. Les premiers ouvriers sont engagés en 2001 et jusqu'en 2004, la jeune entreprise va construire des maisons unifamiliales et de vacances et se développer dans la vallée de la Lesse. Elle franchit ensuite une étape avec la réalisation d'un premier immeuble à appartement qui sera suivi de beaucoup d'autres. Mais suite à la crise financière de 2008, Batifer se remet en question et s'interroge sur son avenir. "La société avait déjà bien progressé mais il fallait se professionnaliser pour franchir un cap, reprend Michel Feyfer. La décision a alors été prise de déménager notre siège social sur un nouveau site propice à répondre à notre volonté de croître davantage." Le site stratégiquement situé a été trouvé à Transinne où le nouveau bâtiment de Batifer surplombe l'E411 à hauteur de la sortie 24. Un déménagement réalisé en 2011 qui a accru sa notoriété mais a également bénéficié à ses affaires qui ont repris le chemin de la croissance. Les chiffres qu'elle présente attestent de sa progression.

Elle a ainsi triplé son chiffre d'affaires entre 2012 et 2016, qui a grimpé de 5,9 à 17,4 millions d'euros, et plus que doublé son effectif qui est passé d'une petite quarantaine à 85 collaborateurs. Il est vrai que l'entreprise s'est renforcée et a étoffé la palette de ses métiers. Elle a depuis 2015 une classe 7 qui lui permet de participer aux grands appels d'offre publics et son rayon d'action s'est considérablement élargi. Elle est dorénavant active du sud de la province au sud de Bruxelles. Si la maison unifamiliale demeure le fer de lance de Batifer, l'entreprise est globalement active dans quatre pôles d'activité: la maison unifamiliale clé sur porte avec le concept "Ma Maison", les travaux publics, la promotion immobilière (maison unifamiliale, appartements) et des projets pour des promoteurs professionnels (grands immeubles). "Nous nous efforçons d'être présents dans des niches qui apportent davantage de valeur ajoutée, souligne le fondateur. Grâce à notre profes- sionnalisation et à nos équipes, nous sommes maintenant armés pour continuer notre croissance." La décision stratégique de changer de taille il y a un peu moins de 10 ans a porté ses fruits pour Batifer, lauréat économique de la province de Luxembourg en 2015 et aujourd'hui lauréate des Gazelles. Sans être devin, on peut imaginer qu'à l'instar d'autres fleurons locaux, elle va bientôt aller jouer dans la cour des grandes.

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