Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

22/11/10 à 15:26 - Mise à jour à 15:26

Economie belge : les bonnes nouvelles de la fin d'année

La fin de l'année approche à grand pas. Comment notre pays se porte-t-il sur le plan économique ? La réponse est globalement positive.

La fin de l'année approche à grand pas. Comment notre pays se porte-t-il sur le plan économique ? La réponse est globalement positive. Même si les derniers chiffres ne sont pas encore connus, il semble que notre pays doive terminer l'année 2010 sur une croissance d'environ 2 %, ce qui est un excellent taux.

On le doit en bonne partie à notre cliente Allemagne, un pays qui se porte comme un charme puisque sa croissance économique devrait tourner autour des 3,5 % à 4 %, la plus forte d'Europe. Lorsqu'on pense que l'Espagne terminera l'année sur une croissance de 0 %, et que la Grèce la clôturera sur une croissance négative de 4 %, notre petite Belgique s'en tire donc plutôt bien...

En réalité, ce qui a aidé la Belgique a s'en tirer mieux que la moyenne européenne, ce n'est pas seulement le fait d'avoir l'Allemagne comme principal cliente. Nous partageons deux qualités avec nos amis allemands. Primo, nos deux pays n'ont pas connu de bulle immobilière, à l'inverse de nations comme l'Irlande et l'Espagne. Or, l'immobilier est un secteur intensif en main-d'oeuvre : dès que la bulle immobilière explose, ce sont autant d'emplois qui passent à la trappe. En Belgique, les emplois donc ont été relativement préservés dans ce secteur du fait de l'absence de bulle spéculative immobilière.

Secundo, le gouvernement a mis en place des plans de chômage temporaires pour les entreprises afin qu'elles puissent garder en leur sein un certain nombre de travailleurs. En clair, l'Etat fédéral a subventionné les entreprises.

Tous ces éléments, mis bout à bout, ont contribué à la relative bonne santé de l'économie belge en cette fin d'année 2010. Les esprits chagrins diront qu'il reste encore du pain sur la planche, et notamment à démontrer que nous pourrons réduire notre déficit budgétaire à zéro d'ici 2015. Mais ne boudons pas notre plaisir : lorsque les choses vont bien ou un peu mieux, il faut aussi en parler.

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