Amid Faljaoui

“Occupez-vous des escargots”

“Vous bloquez les investisseurs pour des ESCARGOTS pendant que vos citoyens dorment dans la rue.” Le fondateur et promoteur immobilier du Burj Khalifa, la plus haute tour de Dubaï vient de dire cela. Dans le cadre d’une interview retransmise sur les réseaux sociaux, il y a peu de temps. Et il parlait clairement de l’Europe.

Dans une interview récente, Mohamed Alabbar – le patron d’Emaar Properties, l’homme qui a littéralement inventé le Dubaï moderne – a livré le diagnostic le plus brutal jamais posé sur l’Europe. Pas de langue de bois. Pas de diplomatie. Juste des faits qui dérangent.

Voici quelques morceaux choisis de cette interview qui fait encore le tour des réseaux asociaux.

Scène 1 : L’accueil digne d’un suspect

Alabbar raconte qu’il débarque à Londres. Contrôle aux frontières. Un officier de la douane le toise et le regarde sans sourire : “Pourquoi venez-vous ? Quand repartez-vous ?”

Sa réponse : “Monsieur, je dors dans des suites à 1.500 livres la nuit. Je paie votre TVA. Je finance vos taxes. Avec ce que j’injecte en 48 heures, vous ne devriez pas me demander quand je pars… vous devriez me SUPPLIER de rester.”

Traduction : je viens sauver votre économie, et vous me traitez comme un suspect.

Scène 2 : Les escargots de Berlin

L’Allemagne  et en particulier la ville de Berlin suffoque sous une crise du logement. Alabbar propose d’investir massivement.

Réponse de l’administration locale ? “Attendez. On doit d’abord faire une étude environnementale… sur les escargots du terrain.”

L’homme, qui a érigé 800 mètres de haut dans le désert, se voit  bloqué par un gastéropode à Berlin.

Sa réaction est glaciale : “Très bien. Occupez-vous des escargots. Et laissez donc les citoyens allemands dormir dans la rue.”

Scène 3 : Londres, la jungle

Il enfonce le clou. Londres ? Une ville qu’il adore, mais dans laquelle, il découvre “qu’on vous arrache votre montre en pleine rue. On aurait imaginé cela  dans des pays du tiers monde, mais maintenant, c’est chez vous.”

Et puis  vient le coup de grâce : “L’Europe n’a plus d’argent. Elle est endettée jusqu’au coup et n’a plus les moyens de financer sa police ou sa sécurité sociale. Mais vous bloquez les investisseurs immobiliers pour des escargots. Et en plus, vous voulez faire la guerre (sous-entendu à la Russie) ? Êtes-vous bien RÉVEILLÉS ?”

Qu’on aime ou pas, qu’on trouve cela déplacé ou pas, mais voilà comment on voit aujourd’hui l’Europe de l’extérieur.

L’actualité nous le montre chaque jour, les USA nous considèrent comme des assistés incapables de nous défendre seuls. La Chine nous regarde et nous traite uniquement comme un marché de 450 millions de consommateurs juste bon à piller. Bref, la Chine ne nous voit même plus comme un concurrent juste un marché à labourer.

La Russie n’en parlons pas, elle nous méprise ouvertement pour notre faiblesse et n’hésite pas à nous narguer avec des drones au-dessus de notre tête pour tester notre résistance.

Et maintenant, les pays du Golfe – ceux-là mêmes qui construisent en 5 ans ce que nous discutons de faire en 10 ans – nous regardent avec stupéfaction.

Tous ces regards externes même si on ne les aime pas nous font mal surtout venant de pays qui ne sont pas des modèles de démocratie. Mais alors que Dubaï simplifie pour attirer les capitaux, nous multiplions les obstacles pour protéger des escargots ou d’autres insectes rares. Pendant qu’ils roulent le tapis rouge aux investisseurs, nous déroulons le tapis bureaucratique. Vue de ces pays, l’Europe semble gérer son déclin avec une dignité administrative touchante. Mais suicidaire.

Et vous, que pensez-vous de ce verdict au scalpel ? Est-il exagéré, injuste ou au contraire, est-ce un appel urgent au réveil européen ?

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