Le groupe a vu son bénéfice net chuter de plus de 60% en 2012 à la suite d’importantes dépréciations au niveau de ses activités européennes, signe d’une poursuite de l’érosion de leur rentabilité.
Au niveau opérationnel, GDF Suez a livré des chiffres annuels conformes aux attentes avec un chiffre d’affaires en hausse de 7% à 97 milliards d’euros et une progression de 3% de son résultat ebitda à 17 milliards. Son bénéfice net a par contre chuté à la suite de dépréciations à 1,55 milliard.
En excluant les éléments non-récurrents, son résultat net récurrent a progressé de 11% à 3,8 milliards mais les dépréciations reflètent une baisse de la rentabilité à l’avenir. GDF Suez prévoit ainsi que son bénéfice net récurrent sera compris entre 3,1 et 3,5 milliards en 2013 et 2014. Les causes sont déjà largement connues : restrictions au niveau du nucléaire, système de droits d’émission de CO2 payants, conjoncture morose et pressions sur les prix par les pouvoirs publics et la concurrence.
Cédric Boitte