Entrepôts, centres de distribution ou sites de production : l’immobilier logistique et industriel belge attire un nombre croissant d’investisseurs étrangers. Un marché jugé stable, mais confronté à un manque croissant de terrains disponibles. Reportage de Trends Z.
Le secteur de l’immobilier logistique et industriel continue d’attirer les capitaux internationaux. Selon Jones Lang LaSalle (JLL), l’intérêt s’est particulièrement porté l’an dernier sur des bâtiments relativement récents, développés après la crise sanitaire, souvent loués à des occupants jugés fiables.
« On a connu après le Covid un développement assez grand en Belgique, avec des projets occupés par des locataires assez stables. On constate que l’intérêt international, tant des entreprises que des familles, se manifeste clairement pour la Belgique. Notre marché stable est très apprécié des investisseurs », explique Mathieu Opsomer, Head of Industrial & Logistics Agency Belux chez JLL.
Contraintes
Mais ce dynamisme se heurte aujourd’hui à une contrainte majeure : la pénurie de terrains disponibles pour de nouveaux développements. L’un des grands enjeux du secteur réside désormais dans la reconversion de grands sites industriels appelés à fermer.
« On constate qu’il existe de grands sites industriels qui ne seront plus actifs à l’avenir. Il faut alors des investisseurs capables d’acheter, de démolir, d’assainir, de rénover, d’obtenir les permis et, une fois ces étapes franchies, à nous de trouver des locataires », souligne Mathieu Opsomer.
Encore faut-il pouvoir avancer rapidement. Dans un marché où les entreprises cherchent des solutions immédiates, les délais administratifs constituent un frein croissant au développement de nouveaux projets.
« Les entreprises recherchent des solutions maintenant, pas dans le futur. Cela signifie que nous devons réagir très vite. Des procédures de permis plus courtes seraient bénéfiques pour tout le monde et permettraient de retrouver un meilleur équilibre économique », insiste Mathieu Opsomer.
Cette rareté foncière exerce une pression à la hausse sur les prix d’achat et de location, en particulier sur les emplacements de premier ordre. À l’inverse, dans les localisations moins stratégiques, les prix se stabilisent.