Le coliving n’a presque pas eu d’impact limité sur les prix de l’immobilier à Bruxelles

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Le coliving n’exerce pas de pression significative sur les loyers ni sur les prix d’achat des logements en Région de Bruxelles-Capitale, estime une étude de l’organisation IDEA Consult. Néanmoins, le secteur réclame un cadre réglementaire régional cohérent pour ce mode d’habitat partagé.

Sur la base d’un échantillon d’environ 3.200 chambres réparties dans quelque 300 immeubles de coliving, cette étude, qui date d’il y a quelques semaines, constate que le concept gagne en importance à Bruxelles. Il permet aux résidents de vivre ensemble dans un même espace, avec chacun leur chambre.

Le coliving a un impact limité sur les loyers et les prix de l’immobilier, déjà sous forte pression dans la région, poursuit le rapport. Il indique que le coliving se développe surtout dans des quartiers déjà revalorisés ou en gentrification, particulièrement autour du quartier européen, à Ixelles, Saint-Gilles, Etterbeek et Saint-Josse. “Ses effets sont dès lors difficiles à dissocier des tendances déjà existantes”, ajoutent ses auteurs.

Pas d’impact notable

L’étude constate l’absence d’impact démontrable sur la hausse des prix des maisons, qui augmentent de manière relativement stable depuis 2010. Cette hausse est principalement déterminée par des tendances de marché plus générales et des évolutions entre quartiers, plutôt que par l’émergence du coliving, rapporte-t-elle.

Le rapport ajoute que ce mode d’habitat n’entraîne pas de diminution du nombre de propriétaires occupants et que les effets sur les niveaux de loyers sont faibles à l’échelle communale. L’augmentation des loyers des studios ou d’autres segments est principalement liée à une pénurie structurelle de petits logements, estime-t-il.

L’étude souligne par contre que le coliving contribue à la réduction de la pression immobilière en hébergeant plus de 3.000 personnes dans la Région de Bruxelles-Capitale. Le concept répond d’ailleurs à une demande de flexibilité immobilière ainsi que d’habitat partagé, parmi les jeunes professionnels et les célibataires notamment, constate-t-elle.

Une offre complémentaire

“Le coliving constitue ainsi une offre complémentaire au parc immobilier classique, sans porter atteinte de manière structurelle à l’offre de logements pour des familles.”

Le secteur appelle les autorités politiques à adopter une approche coordonnée au niveau régional, à mettre en place un cadre moderne avec des règles claires pour l’ensemble des acteurs. Elle les invite aussi à éliminer les contradictions locales et éviter les freins inutiles, comme la taxe par chambre de coliving instaurée par plusieurs communes bruxelloises.
“Cette approche risque de freiner le développement de cette formule d’habitat partagé, malgré une demande sociétale clairement identifiée et l’absence d’offre suffisante répondant à ces besoins spécifiques sur le marché locatif”, considèrent les auteurs de l’étude.

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