Ermeline Gosselin et Kristien Vermoesen racontent les coulisses de la fusion de leurs agences, Gosselin & de Walque et FINN. Cela leur ouvre les voies de l’Europe. Surtout, les deux femmes racontent combien leur travail est devenu une gestion de crises permanentes, en plus de la nécessité de façonner une image. Elles nous disent combien c’est vital.
Les agences de communication et de conseil en stratégie Gosselin & de Walque et FINN ont annoncé leur fusion cette semaine, et leur reprise par un groupe néerlandais Only Creative Entrepreneurs. Ermeline Gosselin cofondatrice de la première, et Kristien Vermoesen, managing directeur de la seconde, racontent leur belle histoire dans le Trends Talk, qui passe en boucle ce week-end sur Trends Z.
Le mariage de la francophone et de la Flamande génère une entité employant 55 personnes. Le fait de rejoindre un réseau européen permettra de mieux servir encore les clients. “Cela faisait quelques mois qu’avec Guillaume, nous cherchions une solution pour continuer à grandir, explique Ermeline Gosselin. On se rendait compte qu’on atteignait un certain un certain plafond et FINN était, depuis longtemps, notre modèle.”
“Nous avons bâti une agence à partir de zéro, complète Kristien Vermoesen. C’est ce qui nous différencie d’autres agences et c’est ce que l’on a ressenti fortement dans nos premières conversations. C’est comme si nous nous regardions dans le miroir.” La fusion était “une évidence”.
L’art de la communication de crise
Les deux acteurs de la communication offrent des conseils précieux aux entrepreneurs pour gérer leur image à l’ère de l’hyperconsommation. Ce qu’elles feront désormais ensemble.
“Tout est très différent d’il y a dix ans ou vingt ans, souligne Kristien Vermoesen. Les questions que nous reçevons des clients deviennent plus complexes. Cela concerne le marché, l’offre commerciale, mais aussi la réputation qui doit être défendue. Les entreprises sont, en outre, présente en Belgique, en Europe et aux Etats-Unis, Etats-Unis. Que fait-on, par exemple, avec un Trump qui impose des politique de diversité très différentes, voire opposées, de ce qui se fait aujourd’hui? Nous essayons de trouver des solutions et de gérer ces polarités.” Cela se fait à 360 degrés, de la communication extérieure à l’interne.
L’époque est à la multiplication des crises, qui nécessitent une gestion rigoureuse. “Qui dit crise, dit communication de crise, souligne Ermeline Gosselin. Bien souvent d’ailleurs, on a tendance à mélanger la gestion de crise et la communication de crise, alors que ce sont deux choses bien différentes. J’utilise souvent cette image pour mes clients: quand vous êtes dans un avion et qu’il y a des turbulences, il n’y a rien de pire que de ne rien entendre. Si personne ne s’exprime, ni le pilote, ni personnel de cabine, vous paniquez complètement.”
Des vies détruites
Ermeline Gosselin est, d’ailleurs, particulièrement sensible à l’idée de voir que cette ère de l’hyperconsommation peut détruire des vies.
“C’est un sujet qui me qui me tient à cœur parce que dans ma carrière, j’ai été confrontée à beaucoup de crises où je me suis retrouvée en face d’hommes, de femmes qui étaient personnellement détruits, dit-elle. Qui étaient en larmes devant moi en train de me dire: ‘mais Ermeline, que vont dire mes enfants, mes proches, ma femme ou mon mari? C’était moi, quelque part, qui devenait l’intermédiaire entre les médias et ces personnes qui peuvent se retrouvées broyées du jour au
lendemain. C’est impotant, dans ces moments-là, de pouvoir être là pour les conseiller au mieux.”
Un Trends Palk passionnant, au départ d’une belle histoire, qui pose des questions sur notre époque de bruit permanent.