Le CEO de la licorne wallonne revient sur son sacre dans un Trend Talk exceptionnel. Au-delà d’une notoriété inattendue, il insiste sur la responsabilité que cela lui donne et sur les messages qu’il entend faire passer. Il exprime notamment son inquiétude pour l’Union européenne qui devient “comme l’URSS des années 1980”.
Fabrice Brion, CEO d’I-Care et manager de l’année de Trends Tendances, est l’invité exceptionnel de notre Trends Talk, qui passe en boucle ce week-end sur Trends Z. Ce titre, avait-il dit, c’est une “dinguerie”.
“Devenir manager de l’année, c’est quelque chose que l’on sous-estime, nous dit-il. J’avais pourtant participé plusieurs fois à la soirée et I-Care avait déjà été désignée entreprise de l’année en 2020. Mais j’ai vraiment sous-estimé l’impact de ce prix sur le grand public. Il y a des gens qui me reconnaissent dans la rue et qui me félicitent, je ne m’attendais pas du tout à ça.”
“Une responsabilité”
Au-delà de cette anecdote, Fabrice Brion reconnaît qu’il s’agit là d’une “responsabilité”. “C’est beaucoup de bonheur, mais aussi beaucoup de responsabilités”, concède-t-il. Quand on voit le palmarès des managers de l’année qui m’ont précédé, ce sont toujours des dirigeants de fleurons belges. Il faut le mériter, mais il faut aussi en être digne.”
Fabrice Brion entend bien profiter de cette tribune pour faire passer des messages favorables à l’entrepreneuriat. “Je ne suis pas là pour vendre I-Care, sourit-il. Ce n’est pas mon objectif. Je veux promouvoir mes idées sur l’entrepreneuriat. Je ne suis pas le seul à les avoir, mais je vais essayer de profiter de cette caisse de résonance qu’est le prix du Manager de l’année pour parler de ce en quoi je crois.”
“L’Europe, comme l’URSS”
Le CEO d’I-Care entend notamment porter la voix pour appeler au sursaut dont l’Europe a bien besoin. Quitte à utiliser des mots forts.
“Je suis profondément et fondamentalement pro-européen, nous dit-il. Malheureusement, je vais peut-être vous choquer, mais je pense que l’UE aujourd’hui est dans une phase de sa vie qui est assez similaire à celle de l’URSS à la fin des années 1980.”
C’est-à-dire? “Trop de bureaucratie, avec une déconnexion complète des besoins de ses citoyens. Les entreprises sont aussi des citoyens de l’UE et nous sommes à un moment charnière. Soit on a l’humilité de se rendre compte qu’on est au bout d’un modèle et on réinvente naturellement le modèle suivant. J’espère que ce sera la solution. Soit le modèle va s’écrouler.”
Selon lui, nous avons besoin de “plus d’Europe”, notamment dans les domaines sociaux et fiscaux.
Un Trends Talk exceptionnel, à ne pas manquer.