Assurance cyber: l’insurtech Stoïk renforce sa présence en Belgique

Nicolas Sayer, Alexandre Andreini,Jules Veyrat
Fondé en 2021 par Nicolas Sayer, Alexandre Andreini,Jules Veyrat et Philippe Mangematin (non présent sur la photo) Stoïk collabore avec plus de 2 000 courtiers partenaires. © D.R.
Vincent Genot
Vincent Genot Coordinateur online news

Face à la montée des cyberattaques visant les petites et moyennes entreprises, l’insurtech européenne Stoïk développe un modèle hybride combinant assurance et services de cybersécurité.

Active en Belgique depuis l’acquisition de la société anversoise CyberContract, l’entreprise entend renforcer sa présence locale dans un contexte où les risques numériques deviennent structurels pour l’économie.

Stoïk se positionne sur un segment encore en structuration : l’assurance cyber intégrée. Contrairement à une couverture classique limitée à l’indemnisation, son offre associe assurance, prévention des risques, détection des menaces et réponse opérationnelle aux incidents. L’objectif est d’accompagner les entreprises avant, pendant et après une cyberattaque, alors que beaucoup de PME ne disposent pas de ressources internes suffisantes en matière de cybersécurité.

Créée il y a près de cinq ans, l’entreprise revendique aujourd’hui plus de 10 000 entreprises assurées en Europe, via un réseau d’environ 2 000 courtiers partenaires. Elle est présente dans plusieurs pays, dont la Belgique, la France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Autriche et le Luxembourg. Selon ses chiffres, Stoïk couvre actuellement près de 600 nouvelles entreprises par mois et a enregistré en 2025 une croissance annuelle de plus de 200 % de son chiffre d’affaires net.

Levée de fonds de 20 millions d’euros

C’est dans ce contexte que l’insurtech annonce une levée de fonds de 20 millions d’euros lors d’un tour de table de Série C. L’opération a été menée par Impala, fonds d’investissement détenu par la famille Veyrat, aux côtés d’Opera Tech Ventures, avec la participation des investisseurs historiques Alven et Andreessen Horowitz. Les fonds levés doivent notamment permettre de poursuivre les investissements dans les outils d’intelligence artificielle, au cœur des dispositifs de prévention et de gestion des incidents.

Pour la Belgique, cette phase de croissance se traduit par un renforcement annoncé des équipes locales, qui devraient doubler dans les mois à venir. L’intégration de CyberContract s’inscrit dans cette stratégie, avec l’objectif de mieux adresser les besoins spécifiques du marché belge, caractérisé par un tissu dense de PME et une exposition croissante aux cyber-risques.

À moyen terme, Stoïk affiche l’ambition de devenir un acteur de référence du cyber-risque à l’échelle européenne. Une trajectoire qui illustre plus largement la transformation du secteur de l’assurance, confronté à l’émergence de risques systémiques liés à la numérisation de l’économie.

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