"Début 2013, la pression des marchés financiers sur la zone euro semble temporairement apaisée", constate Didier Paquot, Directeur du département économie à l'UWE. "De plus, comme l'économie des pays émergents s'améliore, nous assistons au retour d'une certaine expansion dans le secteur manufacturier allemand. Un paramètre crucial pour la zone euro directement ou indirectement touchée par cette croissance." Cependant, les 361 entrepreneurs wallons interrogés en février dernier par l'UWE ne se montrent guère enthousiastes. "Les résultats de l'enquête montrent que, selon les patrons, l'économie wallonne reste en zone de difficulté. Le manque de croissance significative prévue au premier semestre 2013 maintient les entrepreneurs dans des perspectives plutôt négatives", explique M. Paquot. Une économie wallonne qui ne devrait pas être aidée par les ménages. En effet, selon le point conjoncturel, la confiance des consommateurs, pourtant bien nécessaire, n'est pas encore au rendez-vous. "Les investissements des ménages, dans l'immobilier par exemple, sont bloqués", regrette l'UWE. Le salut ne devrait pas plus venir des dépenses publiques. "L'Etat n'a que très peu de marge de manoeuvre en raison des exigences européennes en terme de déficit public". Globalement, les entrepreneurs wallons constatent donc une croissance légèrement positive mais des possibilités d'investissements faibles. Une situation engendrée par le manque de perspectives claires au niveau de l'économie de la zone euro et mondiale. De nombreuses décisions sont à l'arrêt. Enfin, l'Union Wallonne des Entreprises pointe trois obstacles majeurs à la croissance de l'économie wallonne: le système d'indexation automatique des salaires, la pénurie de main d'oeuvre adéquate, la difficulté de trouver un financement bancaire et les coûts directs et indirects de l'énergie. (DEL)

"Début 2013, la pression des marchés financiers sur la zone euro semble temporairement apaisée", constate Didier Paquot, Directeur du département économie à l'UWE. "De plus, comme l'économie des pays émergents s'améliore, nous assistons au retour d'une certaine expansion dans le secteur manufacturier allemand. Un paramètre crucial pour la zone euro directement ou indirectement touchée par cette croissance." Cependant, les 361 entrepreneurs wallons interrogés en février dernier par l'UWE ne se montrent guère enthousiastes. "Les résultats de l'enquête montrent que, selon les patrons, l'économie wallonne reste en zone de difficulté. Le manque de croissance significative prévue au premier semestre 2013 maintient les entrepreneurs dans des perspectives plutôt négatives", explique M. Paquot. Une économie wallonne qui ne devrait pas être aidée par les ménages. En effet, selon le point conjoncturel, la confiance des consommateurs, pourtant bien nécessaire, n'est pas encore au rendez-vous. "Les investissements des ménages, dans l'immobilier par exemple, sont bloqués", regrette l'UWE. Le salut ne devrait pas plus venir des dépenses publiques. "L'Etat n'a que très peu de marge de manoeuvre en raison des exigences européennes en terme de déficit public". Globalement, les entrepreneurs wallons constatent donc une croissance légèrement positive mais des possibilités d'investissements faibles. Une situation engendrée par le manque de perspectives claires au niveau de l'économie de la zone euro et mondiale. De nombreuses décisions sont à l'arrêt. Enfin, l'Union Wallonne des Entreprises pointe trois obstacles majeurs à la croissance de l'économie wallonne: le système d'indexation automatique des salaires, la pénurie de main d'oeuvre adéquate, la difficulté de trouver un financement bancaire et les coûts directs et indirects de l'énergie. (DEL)