Des allocations de chômage limitées dans le temps
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Des allocations de chômage limitées dans le temps"Avec 149.000 postes vacants non pourvus et un taux d'emploi médiocre de 70,1%, le marché du travail belge a besoin d'une nouvelle impulsion", déclare Pieter Timmermans, l'administrateur délégué de la FEB. "Les inadéquations demeurent importantes et les problèmes bien réels. Moins de postes vacants non pourvus et d'inactifs signifie un taux d'emploi plus élevé, davantage d'opportunités de croissance pour les entreprises et une meilleure capacité de financement de notre sécurité sociale." Pour lutter contre ces inadéquations, la FEB proposent des allocations de chômage limitées dans le temps. La Belgique est à peu près le seul pays de l'OCDE où l'on peut bénéficier d'allocations de manière illimitée. Parallèlement, la FEB préconise une activation plus efficace et une réinsertion plus rapide des demandeurs d'emploi.Vers des salaires fixés sur la base des performancesLa FEB souhaite revoir les régimes fondés sur l'ancienneté, qui constituent souvent une "cage dorée" pour les travailleurs, ainsi qu'un frein à l'embauche, l'emploi et la mobilité. À terme, l'organisation des employeurs veut évoluer vers des salaires fixés sur la base des performances et du mérite.Diminution des cotisations sociales à 20%Le handicap salarial absolu de nos entreprises par rapport à l'Allemagne, à la France et aux Pays-Bas est passé de près de 17% en 2013 à 11% environ en 2018. "Néanmoins, il reste encore du pain sur la planche. Le handicap résiduel pèse sur notre potentiel d'exportation et notre compétitivité a besoin d'un sérieux coup de pouce", affirme la FEB. Celle-ci prescrit donc une nouvelle baisse de notre handicap salarial absolu afin de passer de 11% aujourd'hui à 5% d'ici à la fin de la prochaine législature. Comment ? En réduisant toutes les cotisations ONSS patronales de 25% à 20%. En outre, les cotisations spéciales de sécurité sociale et les cotisations de solidarité (p. ex. sur les primes bénéficiaires et les bonus collectifs) devront tendre vers un niveau maximal de 20%.Baisse de l'impôt des sociétés à 20% pour toutes les entreprises d'ici 2024Le gouvernement Michel Ier a réduit le taux nominal de l'impôt des sociétés de 33,99% à 29%. En 2020, il sera de 25%. Pour les PME, il est passé à 20% pour les premiers 100.000 euros de bénéfices. Ainsi la Belgique se trouve toujours dans la moyenne européenne. La FEB préconise de réduire progressivement le taux nominal de l'impôt des sociétés de 25% en 2020 à 20% pour toutes les entreprises d'ici 2024. À cela s'ajoute une autre proposition : les charges administratives fiscales (compliance, rapporting, etc.) doivent diminuer de 25% sur une période de 3 ans.Redevance kilométrique intelligente compensée par la suppression de la taxe de circulation et la taxe de mise en circulationUn automobiliste belge passe en moyenne 44 heures par an dans les embouteillages. L'impact économique négatif se monte à plus de 8 milliards d'euros chaque année. La FEB estime que le coût d'une heure passée dans les embouteillages est de 78 euros pour un camion et de 10 euros pour une voiture. "Pour faire baisser ces chiffres, une vision interfédérale de la mobilité s'avère indispensable", affirme Pieter Timmermans. Moins d'embouteillages signifie une activité économique accrue, une meilleure conciliation entre travail et vie privée, et de meilleurs résultats sur le plan de l'environnement et du développement durable.La FEB prône l'introduction d'une redevance kilométrique variable selon l'heure de la journée et le lieu, tout en veillant à ne pas augmenter la charge fiscale et administrative pesant sur les secteurs intensifs en transport, et donc basée sur l'utilisation plutôt que sur la possession d'un véhicule. Cette mesure impliquerait la suppression de la taxe de circulation et de la taxe de mise en circulation. L'organisation patronale souhaite également voir l'allocation de mobilité "cash for car" et le budget mobilité fusionner en un système unique et transparent.Traduction : virginie·dupont·sprl