Estimant ses souffrances psychiques intolérables, Tine Nys, alors âgée de 38 ans, avait demandé l'euthanasie. Une de ses soeurs porta toutefois plainte pour empoisonnement et se constitua parti...

Estimant ses souffrances psychiques intolérables, Tine Nys, alors âgée de 38 ans, avait demandé l'euthanasie. Une de ses soeurs porta toutefois plainte pour empoisonnement et se constitua partie civile de sorte que, pour la première fois, depuis l'entrée en vigueur de la loi sur l'euthanasie (2002), des médecins se retrouvèrent en cour d'assises. Les débats y furent passionnés. S'étonnant d'avoir vu, en cours de procédure, le parquet de Gand prendre littéralement le contrepied de celui de Termonde qui avait demandé l'abandon des poursuites en 2016, un des avocats, Walter Van Steenbrugge, subodora l'intervention du supérieur d'une congrégation religieuse pour que l'affaire finisse aux assises. D'où un nouveau procès, pour diffamation cette fois, dont l'issue ne laisse aucun doute sur la liberté d'expression de l'avocat. Ce dernier, précise le jugement, a le droit de défendre le point de vue de son client tant dans le prétoire qu'à l'extérieur de celui-ci.