"Ce nouveau type d'esclavagisme concerne plus d'1,5 million de travailleurs en Europe, rien que dans le secteur du bâtiment", a-t-on entendu lors d'une conférence de presse organisée en marge de la manifestation. L'exploitation des ouvriers, souvent originaires d'Europe de l'Est, est le fait de nombreuses employeurs qui profitent de l'absence d'une harmonisation législative européenne et des lacunes juridiques pour exploiter la main d'oeuvre. La plupart des entreprises qui pratiquent le dumping social le font via des sociétés boîte aux lettres. "En ce sens, ces entreprises corrompues dépouillent les travailleurs de leurs droits sociaux", a expliqué un syndicaliste suédois. Les travailleurs, considérés comme une simple marchandise, se voient offrir des conditions de travail alléchantes en phase de recrutement. Mais, une fois sur place, la situation est plus sombre: faux contrats, non paiement de bas salaires, heures supplémentaires, menaces, absence de congé... Les employeurs peu scrupuleux profitent de la faiblesse de la directive européenne sur le détachement des travailleurs, datant de 1996. Une directive qui doit être amendée pour le mois de mars 2013. Les syndicats européens, dont la FGTB et la CSC, espèrent, par cette manifestation, attirer l'attention des parlementaires européens sur l'urgente nécessité de modifier et de réglementer plus sévèrement la libre circulation des personnes. (BRUNO FAHY)

"Ce nouveau type d'esclavagisme concerne plus d'1,5 million de travailleurs en Europe, rien que dans le secteur du bâtiment", a-t-on entendu lors d'une conférence de presse organisée en marge de la manifestation. L'exploitation des ouvriers, souvent originaires d'Europe de l'Est, est le fait de nombreuses employeurs qui profitent de l'absence d'une harmonisation législative européenne et des lacunes juridiques pour exploiter la main d'oeuvre. La plupart des entreprises qui pratiquent le dumping social le font via des sociétés boîte aux lettres. "En ce sens, ces entreprises corrompues dépouillent les travailleurs de leurs droits sociaux", a expliqué un syndicaliste suédois. Les travailleurs, considérés comme une simple marchandise, se voient offrir des conditions de travail alléchantes en phase de recrutement. Mais, une fois sur place, la situation est plus sombre: faux contrats, non paiement de bas salaires, heures supplémentaires, menaces, absence de congé... Les employeurs peu scrupuleux profitent de la faiblesse de la directive européenne sur le détachement des travailleurs, datant de 1996. Une directive qui doit être amendée pour le mois de mars 2013. Les syndicats européens, dont la FGTB et la CSC, espèrent, par cette manifestation, attirer l'attention des parlementaires européens sur l'urgente nécessité de modifier et de réglementer plus sévèrement la libre circulation des personnes. (BRUNO FAHY)