Les avocats de Lydian décrochent le titre de cabinet de l'année. La récompense a été décernée au vainqueur lors de la cérémonie des Trends Legal Awards. Organisé le 13 novembre dernier à Bruxelles, à l'Event Lounge, cet événement unique sur le marché belge du droit met à l'honneur les cabinets d'avocats et les départements juridiques les plus performants de l'année.
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Les avocats de Lydian décrochent le titre de cabinet de l'année. La récompense a été décernée au vainqueur lors de la cérémonie des Trends Legal Awards. Organisé le 13 novembre dernier à Bruxelles, à l'Event Lounge, cet événement unique sur le marché belge du droit met à l'honneur les cabinets d'avocats et les départements juridiques les plus performants de l'année.Lydian est un cabinet belge comptant 120 collaborateurs, dont 85 avocats. En presque 20 années d'existence, la structure a bien grandi, au point de devenir une référence sur notre marché. "Nous privilégions une croissance interne, organique, associée à quelques engagements extérieurs quand une occasion se présente de renforcer nos équipes", explique Peter De Ryck, managing partner de Lydian.Ce spécialiste du droit des sociétés et le M&A (fusions-acquisitions) est à la tête du cabinet depuis bientôt trois ans, estimant qu'il a atteint une taille critique idéale : "Nous couvrons toutes les matières du droit des affaires", se réjouit Peter De Ryck. En quelques années, le cabinet a développé une offre complète qui lui permet de revendiquer l'étiquette de firme full service, et propose des services juridiques couvrant tous les domaines du droit (droit des sociétés, droit commercial, immobilier, litiges, environnement, droit social, droit fiscal, etc.) pour les entreprises belges et étrangères qui le sollicitent.Attentifs aux tarifsCette offre positionne Lydian sur le segment "moyen" à "haut de gamme" des services juridiques. Le cabinet occupe une belle place sur le marché du conseil juridique aux grandes entreprises, grandes PME et filiales de groupes internationaux qui ont des activités en Belgique. Grâce à une politique des prix plus agressive que ses concurrents internationaux (Lydian estime être jusqu'à 30 à 40 % moins cher sur certains dossiers), le cabinet se voit de plus en plus comme un challenger sur le créneau des services les plus pointus à destination des grandes entreprises. "Nous gagnons beaucoup de dossiers grâce à notre flexibilité de tarification et notre approche anglo-saxonne", assure Peter De Ryck.Malgré une croissance qui a vu la taille du cabinet et des services de support (marketing, IT, etc.) augmenter, Lydian veille à garder ses tarifs sous contrôle. "En neuf ans, nous n'avons augmenté nos tarifs horaires qu'une seule fois, et seulement de quelques pour cent", souligne Peter De Ryck. Un réflexe judicieux sur un marché du droit où la pression sur les prix s'accroît d'année en année. "Ce sont souvent les services achats des grandes sociétés, et non les services juridiques, qui choisissent les cabinets d'avocats. Pour eux, le prix est très important. Nous nous devons d'être compétitifs", explique Patrick Della Faille, avocat associé en corporate & finance chez Lydian.D'autant que de nouveaux concurrents apparaissent sur le marché du droit. A côté des firmes internationales et des bureaux belges full service, d'ambitieux cabinets de niche créés par d'anciens associés de grands cabinets viennent grignoter le marché avec des offres de qualité, souvent très compétitives. Comme la plupart des cabinets d'affaires, Lydian travaille le plus souvent avec des systèmes de forfaits fixés à l'avance.Réseau de partenairesPour pouvoir proposer un niveau élevé de services à destination d'une clientèle qui sort souvent des frontières belges, Lydian a noué des partenariats bilatéraux avec des cabinets étrangers. Cela lui a permis de développer une intéressante politique de referrals (renvois) grâce à laquelle le cabinet traite les aspects belges de dossiers transmis par des officines étrangères (Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, France, Pays-Bas, Espagne, etc.) faisant partie de leur réseau. Ces referrals représentent environ 30 % du chiffre d'affaires du cabinet.Pour 2018, Lydian s'attend à engranger 19 millions d'euros de revenus, et poursuivre sa courbe de croissance continue après 2017 (18,5 millions), 2016 (17,7 millions) et 2015 (16,9 millions). La firme s'est occupée cette année de nombreux dossiers emblématiques. Après un beau partenariat signé avec un célèbre équipementier sportif (qui préfère ne pas donner son nom), Lydian a noué une alliance similaire, basée sur le long terme, avec le spécialiste de la logistique UPS. Le cabinet assiste ce géant mondial notamment dans toutes ses démarches relatives au droit du travail en Belgique. Lydian défend des organisations comme Accent, Total, De Lijn, la Stib ou la compagnie d'assurances Allianz dans des dossiers juridiques complexes.Les "legaltechs" dans le ViseurTourné vers le futur, le cabinet se prépare à l'arrivée des nouvelles technologies du droit. Développés notamment par les legaltechs, ces start-up qui bousculent le marché juridique, ces nouveaux outils promettent d'automatiser une partie de travail des avocats. Lydian a créé un comité d'experts chargé de surveiller les avancées en la matière afin d'investir au bon moment. "Nous n'avons pas les moyens des firmes du Magic Circle (les cabinets londoniens tels que Linklaters, Allen & Overy, etc., Ndlr). Nous devons donc être prudents pour ne pas engloutir trop d'argent dans des projets incertains. Mais nous sommes attentifs parce que les outils d'analyse de données se perfectionnent et pourraient bientôt bousculer nos pratiques", indique Peter De Ryck.Lydian compte 12 associés très attachés à la firme : "Depuis six ans, aucun d'entre eux ne nous a quittés, se réjouit Peter De Ryck. C'est la preuve que le projet initial, qui était de créer un cabinet belge indépendant, et d'y insuffler une mentalité anglo-saxonne, était pertinent."