Le Randstad Employer Brand Research annuel révèle que le secteur alimentaire occupe la neuvième place dans le classement des secteurs les plus attrayants. Selon Fevia, la fédération de l'industrie alimentaire, le secteur totalise 260.000 emplois, entreprises de sous-traitance comprises. Cela revient à un job sur cinq dans l'industrie. " En termes de chiffre d'affaires, d'investissement et d'emploi, les entreprises alimentaires constituent le plus grand secteur industriel ", indique Bart Buysse, CEO de Fevia. " Rien qu'en 2018, 2.000 nouveaux emplois sont venus s'ajouter. Nous créons donc aussi des jobs et nous le faisons pour des gens avec des profils divers. "

Spécialistes alimentaires et autres

Même si une neuvième place sur 23 secteurs est loin d'être un mauvaise, force est de constater que la position du secteur alimentaire est sous légère pression. En 2010, le secteur occupait encore la sixième place dans la liste des secteurs les plus attrayants. En outre, Bart Buysse constate qu'il n'est pas évident de remplir les places vacantes.

" Le secteur comptabilise une moyenne journalière de 1.500 emplois non pourvus. Hélas, parmi eux on compte beaucoup de postes qui ne sont toujours pas pourvus après trois, voire six mois. Le secteur recherche un tas de profils techniques : ouvriers de production, chefs d'équipe, ... mais aussi opérateurs, techniciens d'entretien ou électriciens. C'est là qu'on commet une erreur de perception. Il ne faut pas être spécialiste pour travailler dans une entreprise alimentaire. "

Food At Work

Avec l'employer brand Food At Work, Fevia met en exergue les atouts du secteur alimentaire en tant qu'employeur, et ce, auprès des collaborateurs potentiels, des écoles et des différents acteurs sur le marché de l'emploi (comme le Forem, le VDAB et Actiris). Ainsi, Fevia organise chaque année des concours d'innovation pour permettre aux jeunes de faire l'expérience de la pratique dans l'industrie alimentaire.

Nouvelles aptitudes dans le secteur alimentaire

En même temps, le secteur cherche à anticiper et à avoir une bonne vision de l'avenir, aujourd'hui déjà. " Nous remarquons que l'automatisation engendre plus d'emplois dans le secteur alimentaire, mais les profils sont différents ", constate Bart Buysse. " Il s'agit d'autres aptitudes en matière de communication, d'analyse, de planning, de responsabilité de tâches ou de résolution de problèmes. Nous dressons la carte de ces besoins en matière de compétences pour nous permettre d'anticiper, par exemple en les transposant dans les formations dans le secteur. "

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" Nous remarquons que l'automatisation engendre plus d'emplois dans le secteur alimentaire, mais les profils sont différents " - Bart Buysse, CEO Fevia