Depuis très longtemps, Credendo analyse, partout dans le monde, les risques liés aux affaires internationales. Nabil Jijakli, CEO adjoint du Groupe: "Nous couvrons les risques et proposons un financement à des exportateurs qui visent des marchés lointains. Evidemment, nous devons pouvoir évaluer ces risques avec précision. A cette fin, nous avons, au cours des années, élaboré un modèle économétrique dans lequel chaque pays reçoit un rating sur une échelle de 1 à 7. Plus le chiffre est élevé, plus les risques sont grands pour les exportateurs."

Le modèle de l'assureur crédit tient compte de toute une série de facteurs. "D'une part, nous examinons la situation financière et économique du pays: dans quel état est son économie? Quel est le potentiel de croissance? Les entreprises sont-elles des payeurs ponctuels? Et quelle est la situation financière du pays lui-même? D'autre part, nous prenons aussi en considération la situation politique et sociale. C'est un jugement plutôt qualitatif, qui nous permet de vérifier si la gestion est stable, si la démocratie peut jouer pleinement son rôle ou si la population est satisfaite."

Le modèle évolue

Sur la base de ces informations, les analystes de Credendo consignent leurs avis dans un rapport étendu. "A intervalles réguliers, nous réexaminons la situation et revoyons notre rating, si nécessaire", précise Nabil Jijakli. "De plus, notre modèle évolue constamment. Certains critères sont adaptés et d'autres sont ajoutés en fonction de l'évolution des risques économiques ou politiques."

Par exemple, au cours de ces dernières années, les facteurs liés à l'environnement et au changement climatique ont pris plus de poids. "Nous constatons clairement les conséquences du changement climatique dans certaines régions: les catastrophes naturelles sont plus fréquentes et certains phénomènes tels que la sécheresse, les inondations et les cyclones sont plus violents. Cela peut affecter le potentiel de croissance. Par exemple, si le tourisme est touché ou si la production de l'agriculture ne suffit pas pour l'exportation."

"Les chiffres nous montrent aussi que certains pays doivent faire plus d'investissements publics pour prendre des mesures préventives ou curatives. S'il en résulte que la dette extérieure augmente, cela peut aussi avoir un impact négatif sur notre notation."

Examiner les conséquences à plus long terme

Une autre donnée est la situation sociale et politique. Nabil Jijakli : "Dans notre évaluation de la gestion, nous tenons aussi compte de facteurs liés à la durabilité. Je pense notamment au Brésil et au mécontentement de la population suite à la réaction du gouvernement aux incendies de la forêt amazonienne et à la crise de la marée noire. Dans le monde entier nous constatons souvent que si le régime ne mène pas une bonne politique cela entraîne une inquiétude sociale et la situation devient instable."

Les critères de Credendo tiennent compte de ces circonstances politiques et sociales. Ainsi, le rating de Hong Kong a été abaissé récemment à cause des manifestations. "Il n'y a pas seulement le risque immédiat lié à la violence. Nous regardons plus loin dans le temps et nous savons que de tels faits peuvent souvent avoir aussi des conséquences à moyen ou à long terme. Nos ratings sont le résultat d'études approfondes et d'évaluations sur le long terme."

Depuis très longtemps, Credendo analyse, partout dans le monde, les risques liés aux affaires internationales. Nabil Jijakli, CEO adjoint du Groupe: "Nous couvrons les risques et proposons un financement à des exportateurs qui visent des marchés lointains. Evidemment, nous devons pouvoir évaluer ces risques avec précision. A cette fin, nous avons, au cours des années, élaboré un modèle économétrique dans lequel chaque pays reçoit un rating sur une échelle de 1 à 7. Plus le chiffre est élevé, plus les risques sont grands pour les exportateurs."Le modèle de l'assureur crédit tient compte de toute une série de facteurs. "D'une part, nous examinons la situation financière et économique du pays: dans quel état est son économie? Quel est le potentiel de croissance? Les entreprises sont-elles des payeurs ponctuels? Et quelle est la situation financière du pays lui-même? D'autre part, nous prenons aussi en considération la situation politique et sociale. C'est un jugement plutôt qualitatif, qui nous permet de vérifier si la gestion est stable, si la démocratie peut jouer pleinement son rôle ou si la population est satisfaite."Sur la base de ces informations, les analystes de Credendo consignent leurs avis dans un rapport étendu. "A intervalles réguliers, nous réexaminons la situation et revoyons notre rating, si nécessaire", précise Nabil Jijakli. "De plus, notre modèle évolue constamment. Certains critères sont adaptés et d'autres sont ajoutés en fonction de l'évolution des risques économiques ou politiques."Par exemple, au cours de ces dernières années, les facteurs liés à l'environnement et au changement climatique ont pris plus de poids. "Nous constatons clairement les conséquences du changement climatique dans certaines régions: les catastrophes naturelles sont plus fréquentes et certains phénomènes tels que la sécheresse, les inondations et les cyclones sont plus violents. Cela peut affecter le potentiel de croissance. Par exemple, si le tourisme est touché ou si la production de l'agriculture ne suffit pas pour l'exportation.""Les chiffres nous montrent aussi que certains pays doivent faire plus d'investissements publics pour prendre des mesures préventives ou curatives. S'il en résulte que la dette extérieure augmente, cela peut aussi avoir un impact négatif sur notre notation."Une autre donnée est la situation sociale et politique. Nabil Jijakli : "Dans notre évaluation de la gestion, nous tenons aussi compte de facteurs liés à la durabilité. Je pense notamment au Brésil et au mécontentement de la population suite à la réaction du gouvernement aux incendies de la forêt amazonienne et à la crise de la marée noire. Dans le monde entier nous constatons souvent que si le régime ne mène pas une bonne politique cela entraîne une inquiétude sociale et la situation devient instable."Les critères de Credendo tiennent compte de ces circonstances politiques et sociales. Ainsi, le rating de Hong Kong a été abaissé récemment à cause des manifestations. "Il n'y a pas seulement le risque immédiat lié à la violence. Nous regardons plus loin dans le temps et nous savons que de tels faits peuvent souvent avoir aussi des conséquences à moyen ou à long terme. Nos ratings sont le résultat d'études approfondes et d'évaluations sur le long terme."