“L’heure est grave pour la sécurité sociale”

Pieter Timmermans. © Belgaimage

La sécurité sociale se porte mal, met en garde la Fédération des entreprises de Belgique, jeudi. La FEB craint un déficit de 4 milliards d’euros en 2022, voire 10 milliards d’ici cinq ans. Vieillissement de la population, nombre “extrêmement élevé” de travailleurs inactifs, carrières courtes et faible taux d’emploi… le financement du système est confronté à de nombreux défis.

Ces préoccupations faisaient l’objet d’une conférence organisée par la FEB jeudi, dans le but d’attirer l’attention sur les défis auxquels la “sécu” est confrontée.

Pour la fédération, atteindre un taux d’emploi de 80% d’ici à 2030 est le meilleur moyen d’assurer la viabilité financière de la sécurité sociale belge. Concrètement, cela signifie que 600.000 personnes supplémentaires doivent êtres mises au travail.

Pour y arriver, des mesures “plus nombreuses et approfondies” doivent être prises pour réformer le marché du travail. La FEB met en avant cinq thèmes: simplifier la réglementation pour obtenir un système clair et transparent; analyser la gestion de la sécurité sociale; rendre le travail plus gratifiant et plus attractif pour la constitution des pensions; faire en sorte que le système de sécurité sociale soit “responsabilisant et rendre les gens moins dépendants”; et rétablir un équilibre entre solidarité et assurance.

“Les bases de la sécurité sociale belge sont ébranlées, et nous regardons sans bouger”, déclarent Pieter Timmermans et Monica De Jonge, respectivement CEO et directrice générale de la FEB. “Nous dépensons de plus en plus sans réfléchir à qui va payer en bout de course, alors que le coût du vieillissement ne cesse d’augmenter et que le taux d’emploi poursuivi de 80% est plus éloigné que jamais. Nous devons de toute urgence rénover notre sécurité sociale, la rendre plus ‘responsabilisante’ et en extraire les anomalies, sans quoi elle risque la faillite, avec toutes les conséquences catastrophiques que cela comporterait.”

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