Tout sur Nethys

La nouvelle direction de Nethys a mandaté le bureau de consultance EY et la banque Degroof Petercam pour vendre L'Avenir, rapporte L'Echo, vendredi. La vente devrait être annoncée dans le courant du mois de février. La coopérative montée par les travailleurs de L'Avenir devrait avoir son mot à dire.

Des huissiers de justice ont fait le tour des banques concernées ce jeudi afin de leur ordonner de geler les comptes de Stéphane Moreau, Pol Heyse et Bénédicte Bayer, anciens dirigeants du groupe liégeois Nethys, rapporte L'Echo dans son édition de vendredi. Le Soir relève par ailleurs qu'une instruction judiciaire a été ouverte.

Les coups de semonce judiciaires se succèdent pour l'ancien patron de Nethys Stéphane Moreau et ses acolytes. Au centre des débats : les indemnités colossales (plusieurs millions d'euros par personne) perçues en 2018 et 2019 par les anciens responsables de la structure publique liégeoise.

Le CEO ad interim de Nethys entend se séparer des Editions de l'Avenir courant 2020. "Il y a clairement la volonté de vendre les titres de presse qui sont liés à Nethys", affirme ainsi Renaud Witmeur dans les colonnes de La Libre Belgique lundi. Il souhaite que le processus de vente puisse débuter, si possible, dès la fin du mois de janvier prochain. Les filiales Win et Elicio ne sont, elles, pas à vendre pour le moment.

Nethys a pris la décision d'arrêter son site web ilico.be ce 31 décembre, annonce mardi la société dans un communiqué. "Au moment où le groupe abandonne son positionnement d'éditeur de presse -suivant en cela les recommandations du Parlement wallon- et prépare la vente des Editions de L'Avenir, le maintien d'ilico ne se justifie plus", argumente l'entreprise.

Une centaine de petits actionnaires de Nyrstar vont introduire une action devant le tribunal de l'entreprise en vue de rapatrier les actifs du groupe cédés à Trafigura, actionnaire de contrôle qui détient 24% du capital du numéro 2 mondial du zinc, rapporte samedi L'Echo. S'ils n'obtiennent pas gain de cause, ils réclameront un dédommagement évalué à 1,5 milliard d'euros.

Cette fois, on ne peut plus taxer le gouvernement wallon d'attentisme. Il a usé de son pouvoir de tutelle pour casser les ventes de trois filiales de Nethys et provoquer la destitution du conseil d'administration et du management de l'organisme. Qu'est-ce qui a donc poussé le gouvernement à enfin passer à l'offensive?

Le conseil d'administration d'Enodia (ex-Publifin), maison-mère de Nethys, se réunit mardi matin à Liège pour se pencher sur la décision de la tutelle wallonne de casser les ventes de Voo, Win et Elicio, filiales de Nethys. La masse des médias a accueilli des administrateurs plutôt remontés, pressés que l'affaire dite "Publifin" arrive enfin à son terme.

Avec l'annulation de la vente de trois filiales de Nethys par le gouvernement wallon, ce dernier a voulu montrer que c'était la fin des arrangements entre soi au sein de cette société liégeoise. Fin de ces arrangements mais pas la fin du feuilleton Nethys, comme nous l'explique Amid Faljaoui.

L'opérateur flamand Telenet ne peut actuellement pas faire grand-chose dans le dossier de reprise de Voo, a indiqué jeudi son CEO, John Porter. "Nous sommes pour le moment le long de la ligne de touche et regardons les développements dans ce dossier toujours plus complexe et opaque", reconnaît-il en substance.

Nethys a vendu Win à François Fornieri sans mise en concurrence, pour une valorisation jugée extrêmement basse par des observateurs, révèle jeudi Le Soir, qui se base sur plusieurs sources concordantes. Pourtant, au moins deux candidats ont manifesté un intérêt pour la reprise de la filiale, pour un montant même supérieur.