Tout sur Jo Cornu

La ponctualité de la SNCB se détériore de nouveau si bien que la société des chemins de fer doit revoir ses objectifs. Ces retards ont un prix pour la SNCB.

La SNCB réfléchit au concept de la première classe dans les trains mais il n'est pas question d'une suppression car le concept a encore du potentiel aux yeux de l'entreprise ferroviaire. Des innovations sont notamment prévues dans les nouveaux trains M7 à double étage pour veiller à ce que la première classe reste attractive.

Sophie Dutordoir a pris ses fonctions de patronne de la SNCB ce mardi. Son prédécesseur, Jo Cornu, nous avait accordé une longue interview l'été dernier dans laquelle il faisait le point sur son mandat, l'excès d'ingérence du monde politique envers le rail, ainsi que sur les CEO convaincus qu'ils feraient mieux que lui.

La nouvelle administratrice déléguée de la SNCB, Sophie Dutordoir, s'est assise dans le fauteuil quitté par Jo Cornu. Parviendra-t-elle à accélérer les dossiers qui se sont éternisés contre la volonté de son prédécesseur ?

Sophie Dutordoir, qui fut CEO d'Electrabel de 2005 à 2014, figure parmi les quatre noms entrant en considération pour succéder à Jo Cornu comme administrateur délégué de la SNCB, rapporte L'Echo jeudi. Jean-Paul Van Avermaet, actuel patron du groupe de sécurité G4S, s'y trouve également.

Jo Cornu quittera la SNCB le 31 août, rapportent jeudi De Morgen et Het Laatste Nieuws. "Nous sommes conscients que la recherche d'un successeur doit aller vite", indique-t-on du côté du ministre de la Mobilité, François Bellot (MR).

"Il n'a jamais été mon intention de rester jusqu'à l'échéance de mon mandat de 6 ans vu mon âge", a réagi jeudi Jo Cornu, l'administrateur délégué de la SNCB qui aura 72 ans en novembre.

Un exercice de comparaison internationale révèle que la SNCB fait face à des coûts plus élevés et à des revenus moindres par rapport à un panel d'opérateurs ferroviaires européens comparables, a annoncé jeudi son CEO, Jo Cornu, promettant un train de solutions pour améliorer l'efficience interne de la compagnie ferroviaire belge.

Le CEO de la SNCB Jo Cornu a envoyé un long courrier de cinq pages aux représentants syndicaux dans lequel il précise sa position par rapport à la situation de l'entreprise ferroviaire et les défis que celle-ci est appelée à relever, peut-on lire jeudi dans L'Echo.

Des actions pourraient être menées dans les jours à venir par les cheminots à la suite des "déclarations provocantes" de Jo Cornu, mais l'objectif ne sera pas de toucher les voyageurs, a indiqué jeudi, Jean-Pierre Goossens, le président de l'aile flamande du syndicat socialiste (ACOD), après une concertation interne.

La CSC Transcom dénonce dans un communiqué diffusé mardi les "propos inutiles et mensongers" du patron de la SNCB, Jo Cornu. Ce dernier estimait dans la presse flamande à propos du personnel de l'entreprise ferroviaire que les heures prestées étaient insuffisantes par rapport au salaire perçu.

Confronté à des coupes budgétaires qu'il qualifie d'"absolument énormes", le patron de la SNCB, Jo Cornu, évoque mardi dans la presse plusieurs pistes d'économies. "On risque de toucher à des tabous", prévient-il dans plusieurs quotidiens.

Le nouveau patron de la SNCB, qui remplace au pied levé Frank Van Massenhove, est l'homme des situations difficiles. Alors qu'il achevait la restructuration d'Agfa, autre entreprise où il a été nommé de manière impromptue, Trends Tendances avait publié un long portrait intitulé "Le pompier des entreprises technologiques". Retour sur la carrière de cet "entrepreneur par accident".