Tout sur Jacques Attali

Pour ce dernier numéro de Trends-tendances réalisé en partenariat exclusif avec le magazine The Economist, la tradition veut que mon "point final" soit consacré à un thème prospectif. Bref, je me devais de trouver un sujet qui ne soit pas contredit par l'actualité des jours ou des semaines prochaines.

Parmi les choses positives liées à cette crise (si, si, je vous rassure, il y en a) c'est de voir émerger à nouveau des idées enfouies depuis quelques années mais qui maintenant font leur grand retour. C'est toujours sain de voir que certains ne s'abandonnent pas à l'ambiance morose et veulent encore aller de l'avant !

Et si la crise du coronavirus nous apprenait à profiter de notre famille, de nos amis, à passer plus de temps à table, et moins dans les déplacements et réunions inutiles... C'est la thèse de l'économiste et écrivain Jacques Attali qui pense que nous allons enfin redécouvrir les vertus du temps, du bons temps partagé avec les siens. Amid Faljaoui détaille les idées de Jacques Attali...

L'écrivain et économiste français Jacques Attali souligne ce paradoxe : les Britanniques, avec le Brexit, se sont donné quelque chose de formidable, à savoir un projet. L'Union européenne, en prenant conscience de sa solitude dans le monde éclaté d'aujourd'hui, doit également bâtir le sien. Il en va de sa survie, de la nôtre et de celle de nos enfants.

Dans ce feuilleton insipide qu'est devenu le Brexit, les Britanniques ont reçu une prolongation qui se terminera le 31 octobre prochain, soit le jour d'Halloween. Sommes-nous dans un drame shakespearien ?

Les prophètes de malheur sont de retour. Et quand j'écris de retour, j'exagère, car en réalité, ils ne nous ont jamais quittés. D'ailleurs, pourquoi le feraient-ils ?

Le gouverneur de la banque centrale britannique a averti ses compatriotes que si leur gouvernement sort de l'Union européenne sans accord avec Bruxelles, ce sera la catastrophe: l'immobilier va chuter de 25 à 35%. Mais malgré cet avertissement récent, les Britanniques ne semblent pas paniqués ni pressés de conclure un accord, nous dit Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique.