Tout sur ING

Des investisseurs et des propriétaires qui se frottent les mains. Des candidats acquéreurs et des locataires qui grimacent. L'accélération de la hausse des prix de l'immobilier accentue les écarts. Et entraîne quelques conséquences surprenantes.

La banque néerlandaise ING va racheter pour plus de 1,7 milliard d'euros de ses propres actions, a-t-elle annoncé vendredi. Avec la crise sanitaire, il avait été interdit aux banques de la zone euro de récompenser les actionnaires par des dividendes ou de racheter leurs propres actions. Les restrictions prennent fin ce mois-ci pour les banques qui présentent de bons résultats.

Nos quatre grandes banques (KBC, BNP Paribas Fortis, Belfius et ING) ont vu leurs résultats au premier semestre bondir de... 160%! Comment ont-elles fait, après plus d'un an de covid?

Fini, le service complet sans débourser le moindre euro. Face aux avatars de la pandémie et à la persistance de taux d'intérêt peu élevés qui réduisent la marge sur les crédits, il ne reste guère plus aux banques, pour préserver leurs bénéfices, que d'augmenter les tarifs. Voire carrément faire payer les services qu'elles octroyaient gratuitement auparavant. Vous voilà prévenu.

Un emploi sur trois a été créé par le secteur de l'action sociale au cours de la période comprise entre la crise financière et la crise du coronavirus, soit entre 2008 et 2019, d'après une étude d'ING sur le marché du travail publiée jeudi. Ce glissement sectoriel de l'emploi, de l'industrie, qui perd 70.000 emplois durant cette période, vers le non-marchand, met cependant la croissance de la productivité et les finances publiques sous pression, met en garde l'économiste Philippe Ledent, auteur de l'étude.

Donner de l'argent de poche à son enfant (et surtout à partir de quel âge) est une interrogation qui arrive tôt ou tard sur la table. A plus forte raison, durant ces semaines de congé, où même les plus jeunes ont des envies d'indépendance. Cette période estivale n'est-elle pas propice justement pour apprendre le BA-ba de la gestion ?

Les investisseurs francophones ont davantage confiance dans les plans de relance des gouvernements que les néerlandophones, ressort-il du baromètre des investisseurs réalisé par la banque ING. De manière générale, un investisseur belge sur deux voit l'économie belge progresser au cours des trois prochains mois, selon cette mesure mensuelle de la confiance des investisseurs particuliers.

C'est du jamais vu: le groupe bancaire va dépenser quasi deux milliards d'euros pour vendre sa banque "retail" en France à My Money Bank. Dans le même temps, ING songe aussi à sortir de l'Hexagone.