Tout sur David Davis

La cheffe du gouvernement britannique Theresa May affrontait lundi à la fois les foudres des europhiles, une ex-ministre plaidant pour un second référendum sur le Brexit, et celle des eurosceptiques, prêts à la défier à la Chambre des Communes lors d'un vote sur la question des douanes.

L'industrie britannique s'inquiète des atermoiements du gouvernement de Theresa May. Un gouvernement que viennent de quitter deux tenants de la ligne dure du Brexit.

La démission dimanche du ministre du Brexit David Davis fait suite à la présentation, deux jours plus tôt, par le gouvernement britannique de son plan pour l'après-Brexit qui prévoit le maintien d'une relation commerciale étroite avec l'UE.

Une nouvelle session de négociations s'ouvre ce lundi à Bruxelles dans un climat tendu, entre des Britanniques impatients de discuter de futurs accords commerciaux avec l'UE et des Européens exigeant de se concentrer d'abord sur l'organisation de leur divorce.

L'UE à 27 et le Royaume-Uni sont entrés lundi dans le vif du sujet en entamant le deuxième round de négociations à Bruxelles pour déterminer les conditions de leur divorce, alors que Londres se met difficilement en ordre de bataille.

L'industrie allemande donnera la priorité au marché unique et aux échanges au sein de l'Union européenne, même si cela a des conséquences sur sa relation commerciale avec le Royaume-Uni post-Brexit, ont indiqué plusieurs dirigeants économiques au journal The Observer publié dimanche.

Tout au long de l'année 2017, au Royaume-Uni et dans le reste de l'Union européenne, les observateurs liront les runes pour voir si elles indiquent un Brexit dur, c'est-à-dire une rupture franche avec le marché unique, ou une sortie en douceur, qui préserverait un accès libre à ce marché. Voici huit indicateurs à surveiller.