Tout sur Ageas

L'accord de transaction de 1,3 milliard d'euros que l'assureur Ageas a conclu avec les organisations d'actionnaires lésés de Fortis, est définitif. En d'autres termes, l'héritier juridique de Fortis Holding, ayant déjà reçu 20.000 demandes, a décidé de ne pas faire usage de son droit de résiliation à la suite de l'accord transactionnel jugé contraignant le 13 juillet dernier par la justice néerlandaise.

Le parquet de Bruxelles a décidé de ne plus requérir de poursuites dans le cadre du dossier relatif au groupe bancaire Fortis. "Tout cela démontre la désorganisation de la justice, le sous-financement. Encore une fois, les puissants échappent à la sanction", a réagit Mischaël Modrikamen, qui représente quelque 1.300 actionnaires "lésés" de l'ex-Fortis.

Plus de 10 ans après la débâcle de Fortis, le parquet de Bruxelles a décidé de ne plus requérir de poursuites dans le cadre du dossier relatif au groupe bancaire, a-t-il annoncé jeudi.

La Justice néerlandaise a avalisé l'accord à l'amiable conclu entre Ageas et les associations d'actionnaires s'estimant lésés. Un deal à 1,3 milliard d'euros.

Près de 10 ans après la chute de Fortis, des actionnaires lésés du bancassureur belgo-néerlandais vont pouvoir récupérer une partie de leur mise. La cour de justice d'Amsterdam a en effet décidé vendredi de déclarer "contraignant" le projet de règlement conclu entre Ageas, le successeur légal de Fortis, et des associations d'actionnaires lésés. Ce caractère contraignant ne concerne toutefois pas l'association néerlandaise Vereniging van Effectenbezitters (VEB), mais cette exception ne devrait pas avoir de conséquence sur le règlement dans son ensemble, selon les juges.

Près de 10 ans après la chute du bancassureur belgo-néerlandais Fortis, des actionnaires lésés vont peut-être récupérer une partie de leurs pertes. La cour de justice d'Amsterdam se prononce en effet ce vendredi, après la clôture des marchés, sur le caractère contraignant ou non du règlement Fortis. Ce règlement, le plus important de ce genre en Europe, a vu Ageas, le successeur légal de Fortis Holding, mettre 1,3 milliard d'euros sur la table pour solder définitivement cette affaire héritée du démantèlement de Fortis en 2008.

Les marchés européens subissaient toujours la pression des tensions commerciales suscitées par les Etats-Unis. Mercredi vers onze heures, l'indice BEL 20 reculait de 0,8 pc à 3.680 points avec 17 de ses éléments dans le rouge, financières en tête.

Depuis deux ans, le paysage de l'assurance belge bouge sérieusement, avec des rachats de portefeuilles ou de compagnies. Ce n'est pas fini. On attend des mouvements du côté d'Ageas, Fidea, voire Ethias.

Les noms des sociétés belges Janssen Pharmaceutica et Ageas se retrouvent dans le scandale d'optimalisation fiscale "Paradise Papers" aux côtés de celui de la multinationale Nike, et de son centre de distribution européen en Belgique, révèlent mardi Le Soir, De Tijd et Knack, qui ont participé à l'enquête menée par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ).