Voilà un mea culpa qui ravit les critiques de l'austérité budgétaire. Le chef économiste du Fonds monétaire international (FMI) reconnaît donc que les coupes budgétaires ont provoqué un recul nettement plus fort que prévu de la croissance européenne.

Ce mea culpa au plus haut sommet du FMI pourrait expliquer les souplesses accordées ces derniers temps à l'égard de pays tels que la Grèce et le Portugal. La Grèce et le Portugal ont en effet reçu plus de temps pour atteindre les objectifs qui leur sont fixés dans le cadre de l'aide internationale qu'ils perçoivent.

Le plus étonnant, c'est que ce constat a été fait par deux économistes du FMI, dont l'économiste en chef, mais malgré leur aveu, ils ont bien indiqué que leur document ne devait pas être considéré comme reflétant les opinions du FMI lui-même. Ce qui revient à dire: "je ne suis pas d'accord avec la politique de mon institution, mais je ne le dis pas officiellement, mais sous le couvert d'une note technique."

L'économiste belge Paul Jorion, l'un des rares à avoir fait carrière aux États-Unis ironise en expliquant qu'il ne commente pas cette nouvelle parce que "le Fonds Monétaire International s'est trompé sur à peu près toutes les questions depuis sa création en 1944", mais en attendant, ce sont des familles entières en Grèce, au Portugal ou ailleurs qui ont souffert de cette bévue. Mais bon, se tromper n'est pas encore considéré comme une faute grave pour un économiste, sans quoi beaucoup seraient au chômage.

Voilà un mea culpa qui ravit les critiques de l'austérité budgétaire. Le chef économiste du Fonds monétaire international (FMI) reconnaît donc que les coupes budgétaires ont provoqué un recul nettement plus fort que prévu de la croissance européenne. Ce mea culpa au plus haut sommet du FMI pourrait expliquer les souplesses accordées ces derniers temps à l'égard de pays tels que la Grèce et le Portugal. La Grèce et le Portugal ont en effet reçu plus de temps pour atteindre les objectifs qui leur sont fixés dans le cadre de l'aide internationale qu'ils perçoivent. Le plus étonnant, c'est que ce constat a été fait par deux économistes du FMI, dont l'économiste en chef, mais malgré leur aveu, ils ont bien indiqué que leur document ne devait pas être considéré comme reflétant les opinions du FMI lui-même. Ce qui revient à dire: "je ne suis pas d'accord avec la politique de mon institution, mais je ne le dis pas officiellement, mais sous le couvert d'une note technique."L'économiste belge Paul Jorion, l'un des rares à avoir fait carrière aux États-Unis ironise en expliquant qu'il ne commente pas cette nouvelle parce que "le Fonds Monétaire International s'est trompé sur à peu près toutes les questions depuis sa création en 1944", mais en attendant, ce sont des familles entières en Grèce, au Portugal ou ailleurs qui ont souffert de cette bévue. Mais bon, se tromper n'est pas encore considéré comme une faute grave pour un économiste, sans quoi beaucoup seraient au chômage.