C'est une réflexion que l'on entend souvent dans le monde des médias, des loisirs et de la publicité : " Une tendance qui se dessine aux Etats-Unis se confirme généralement trois ans plus tard en Europe ". Visiblement, le streaming musical - la consommation de chansons en direct sur des plateformes digitales telles que Deezer ou Spotify - n'échappe pas à la règle. Car il aura fallu attendre trois ans pour que, comme aux Etats-Unis en 2014, les revenus issus du streaming payant dépassent, pour la première fois de l'histoire musicale, les ventes de CD en Belgique.
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C'est une réflexion que l'on entend souvent dans le monde des médias, des loisirs et de la publicité : " Une tendance qui se dessine aux Etats-Unis se confirme généralement trois ans plus tard en Europe ". Visiblement, le streaming musical - la consommation de chansons en direct sur des plateformes digitales telles que Deezer ou Spotify - n'échappe pas à la règle. Car il aura fallu attendre trois ans pour que, comme aux Etats-Unis en 2014, les revenus issus du streaming payant dépassent, pour la première fois de l'histoire musicale, les ventes de CD en Belgique. Selon les chiffres fraîchement publiés par la Belgian Entertainment Association (BEA), les abonnements payants pour les services de streaming en Belgique ont en effet généré plus de 25 millions d'euros de chiffre d'affaires au premier semestre 2017 contre " seulement " 21 millions d'euros pour les ventes de CD. Si l'on ajoute à ce montant les téléchargements d'albums numériques sur des plateformes comme iTunes (près de 7 millions d'euros dépensés), la part de marché de la musique digitale en Belgique grimpe désormais à 56 % contre 44 % pour la musique dite physique et qui se décline en CD (37%), vinyles (6%) et DVD/Blu-Ray (1%). Révélateur des nouveaux modes de consommation, le streaming est en pleine progression (+41 % par rapport au premier semestre de l'année 2016) à l'instar du vinyle qui poursuit son étonnant come-back (+26%), tandis que tous les autres supports sont en net recul : -25 % pour les DVD/Blu-Ray musicaux, -14,5 % pour les CD et -14 % pour les téléchargements. " De plus en plus de Belges s'abonnent au streaming payant pour accéder où et quand ils veulent à un catalogue de musique qui contient des dizaines de millions de chansons à écouter, explique Patrick Guns, président de BEA Music. Ceci n'est pas seulement une excellente nouvelle pour le secteur local de la musique, mais c'est également nécessaire pour que ce secteur reste viable sur le plan économique et que les labels aient les moyens de continuer à investir dans la production et la distribution de nouvelles musiques et de talents locaux. " Grâce à la belle progression du streaming, le marché belge de la musique est en effet en croissance de 6 % au premier semestre 2017, totalisant ainsi 57 millions de revenus contre 54 millions pour la même période un an plus tôt. Si notre compatriote Loïc Nottet trône à la première place des meilleures ventes d'albums, tous supports confondus, au premier semestre 2017 en Belgique, la promotion des artistes locaux sur les plateformes de streaming n'est toutefois pas encore optimale et devrait, à l'avenir, mieux s'organiser : " Dans d'autres pays, nous voyons que les artistes locaux obtiennent de meilleurs résultats si les services de streaming ont un portail local, conclut Olivier Maeterlinck, directeur de la BEA. En Belgique, ce n'est le cas que pour Apple Music et Deezer. Il est donc important pour le secteur de la musique que tous les services de streaming investissent dans leurs activités belges ". A bon entendeur...