La photo valait son pesant d'or. Ban Ki Moon à Cannes entouré des 5 CEO de WPP, IPG, Omnicom, Publicis et Havas. A la droite du secrétaire général de l'ONU, qui aura ému par son authenticité l'ensemble des festivaliers, Sir Martin Sorrell en costume beige piannotant sans cesse sa Surface en ce lendemain de Brexit. Maurice Lévy en poulidor de la Com, Yannick Bolloré en fils de bonne famille consensuel, tous clairement mus par une innimitié viscérale et écrasés par le charisme de Sorrell étaient réunis pour faire "common ground" derrière les Sustainable Development Goals (SDG).

En clair, ces grands groupes de communication allaient prendre des engagements pour sauver la planète. Chaque groupe ayant choisi un des 22 goals à soutenir. Et nous avons eu droit à un service de platitudes, d'auto justification allant même jusqu'à Yannick Bolloré expliquant que sa famille investit des milliards dans les panneaux solaires, pour que chacun, sauf Sorrell, ne limite son engagement qu'au best effort et à l'impact direct de ses activités.

Un seul secteur semble ne pas être concerné, celui de la communication qui pourtant produit les campagnes sustainable à travers le monde.

La palme revenant à Maurice Lévy qui s'engage, tradition française oblige, au niveau de la nourriture à servir de la bonne bouffe à ses créatifs. Alors qu'Intermarché après les légumes moches nous sert un bon case avec le sugar détox, que COOP nous démontre les bienfaits du bio à l'intérieur de notre corps, et que la mainstrimisation du bio, des circuits courts devient un enjeu mondial à plusieurs trillions pour l'industrie agro alimentaire, pas un seul engagement du genre "nous n'allons plus faire de campagne pour malbouffe".

Alors que la plupart de leurs clients sont engagés dans des transitions vers une économie sustainable pas un seul engagement de ceux qui gèrent les marques de peur de perdre du business. Certains acteurs du secteur financier (banque et assurances), pourtant fort décrié, ont adopté des mesures claires visant à ne plus financer certaines activités, l'industrie automobile a fait de la lutte contre le C02 son cheval de bataille avec les dérives que l'on a connu.

Un seul secteur semble ne pas être concerné, celui de la communication qui pourtant produit les campagnes sustainable à travers le monde. Il se fait que Jacques Séguéla était juste à côté de moi dans la salle à Cannes. Je ne puis m'empêcher de lui dire "mais pourquoi n'y a-t-il pas de réel engagement ?" Sa réponse fut éloquente "Vous savez je suis moi-même docteur en pharmacie et je sais ce qu'est la santé. J'ai toujours refusé de travailler pour l'industrie du tabac, j'ai même été convoqué chez Philip Morris et j'ai expliqué que je ne travaillerais jamais pour eux. De plus nous réalisons gratuitement de nombreuses campagnes pour des causes et des NGO". Mais alors pourquoi ils ne le disent pas sur scène ? "Vous savez, il n'y a plus de gens de communication à la tête des groupes de communication".

La photo valait son pesant d'or. Ban Ki Moon à Cannes entouré des 5 CEO de WPP, IPG, Omnicom, Publicis et Havas. A la droite du secrétaire général de l'ONU, qui aura ému par son authenticité l'ensemble des festivaliers, Sir Martin Sorrell en costume beige piannotant sans cesse sa Surface en ce lendemain de Brexit. Maurice Lévy en poulidor de la Com, Yannick Bolloré en fils de bonne famille consensuel, tous clairement mus par une innimitié viscérale et écrasés par le charisme de Sorrell étaient réunis pour faire "common ground" derrière les Sustainable Development Goals (SDG). En clair, ces grands groupes de communication allaient prendre des engagements pour sauver la planète. Chaque groupe ayant choisi un des 22 goals à soutenir. Et nous avons eu droit à un service de platitudes, d'auto justification allant même jusqu'à Yannick Bolloré expliquant que sa famille investit des milliards dans les panneaux solaires, pour que chacun, sauf Sorrell, ne limite son engagement qu'au best effort et à l'impact direct de ses activités. La palme revenant à Maurice Lévy qui s'engage, tradition française oblige, au niveau de la nourriture à servir de la bonne bouffe à ses créatifs. Alors qu'Intermarché après les légumes moches nous sert un bon case avec le sugar détox, que COOP nous démontre les bienfaits du bio à l'intérieur de notre corps, et que la mainstrimisation du bio, des circuits courts devient un enjeu mondial à plusieurs trillions pour l'industrie agro alimentaire, pas un seul engagement du genre "nous n'allons plus faire de campagne pour malbouffe". Alors que la plupart de leurs clients sont engagés dans des transitions vers une économie sustainable pas un seul engagement de ceux qui gèrent les marques de peur de perdre du business. Certains acteurs du secteur financier (banque et assurances), pourtant fort décrié, ont adopté des mesures claires visant à ne plus financer certaines activités, l'industrie automobile a fait de la lutte contre le C02 son cheval de bataille avec les dérives que l'on a connu. Un seul secteur semble ne pas être concerné, celui de la communication qui pourtant produit les campagnes sustainable à travers le monde. Il se fait que Jacques Séguéla était juste à côté de moi dans la salle à Cannes. Je ne puis m'empêcher de lui dire "mais pourquoi n'y a-t-il pas de réel engagement ?" Sa réponse fut éloquente "Vous savez je suis moi-même docteur en pharmacie et je sais ce qu'est la santé. J'ai toujours refusé de travailler pour l'industrie du tabac, j'ai même été convoqué chez Philip Morris et j'ai expliqué que je ne travaillerais jamais pour eux. De plus nous réalisons gratuitement de nombreuses campagnes pour des causes et des NGO". Mais alors pourquoi ils ne le disent pas sur scène ? "Vous savez, il n'y a plus de gens de communication à la tête des groupes de communication".