Désormais hissé à la septième place du classement mondial ATP, le Liégeois commence enfin à susciter l'intérêt des sponsors qui, jusqu'ici, se montraient peu enthousiastes à l'idée d'associer leur image au style très réservé de David Goffin. Excepté Wilson et Asics pour les raquettes et les tenues, seuls deux grands noms (Peugeot et Piaget) et une poignée de petits sponsors avai...

Désormais hissé à la septième place du classement mondial ATP, le Liégeois commence enfin à susciter l'intérêt des sponsors qui, jusqu'ici, se montraient peu enthousiastes à l'idée d'associer leur image au style très réservé de David Goffin. Excepté Wilson et Asics pour les raquettes et les tenues, seuls deux grands noms (Peugeot et Piaget) et une poignée de petits sponsors avaient en effet misé sur le Belge pour être l'ambassadeur de leur marque sur les courts de tennis. Contrairement aux cinq premiers du classement ATP qui se disputent les faveurs des géants Nike et Adidas sur leur corps et multiplient les apparitions publicitaires à la télévision, le potentiel marketing de David Goffin est encore sous-exploité. La faute à une image trop lisse et pas assez " glamour " pour les grandes marques ? Pas nécessairement. Car le style humble et courtois de David Goffin peut justement plaire à certains sponsors qui s'inscrivent dans ce type de positionnement. En revanche, sa nationalité peut représenter un frein dans la signature de nouveaux contrats. A valeur égale, un champion américain attirera toujours plus de marques qu'une vedette belge, même connue hors de ses frontières. Les choses, toutefois, sont en train de changer. " Depuis ses victoires aux Masters, David est davantage associé à une personnalité plus européenne, plus internationale, et cela intéresse donc les entreprises qui ont une force de frappe à l'étranger ", confie Karine Molinari, la manager du n°1 belge du tennis, qui gère son image et ses relations avec les sponsors. De là à signer bientôt de nouveaux contrats ? " Je ne peux rien vous dire pour l'instant, conclut cette femme de l'ombre, mais on y travaille et il se pourrait bien qu'il y ait du neuf dans quelques mois ". On croise les doigts.