Pourquoi cette langueur économique de notre vieux continent ? Pour les économistes, la réponse s'appelle bêtement : fatigue. La fatigue des réformes économiques qui ne donnent pas ou pas encore les résultats escomptés, la fatigue du mot crise tout simplement. Or, le pire danger pour les réformes à venir, y compris en Belgique, c'est de se heurter à une population fatiguée de se serrer la ceinture.

En réalité, comme le rappellent Les Echos, cette fatigue est simple à comprendre, nous entrons dans la 7e année de crise et c'est même notre 3e crise en 7 ans ! La première crise, tout le monde s'en souvient, provenait d'excès immobiliers aux Etats-Unis et de produits financiers mal contrôlés par les banques locales, cette crise a traversé l'Atlantique à la vitesse des transactions électroniques ; nous étions en 2008.

La deuxième crise, là encore, chacun s'en souvient, a eu lieu vers la fin 2009, début 2010. A l'époque, les marchés financiers se sont rendus compte que la zone euro était mal construite. Certes, il y avait bien une monnaie unique, mais cette monnaie unique était bancale car elle n'était pas appuyée par une politique fiscale et une politique budgétaire unique. Donc, les marchés financiers ont attaqué cette zone euro.
D'autant plus facilement que le détonateur aura été le mensonge de la Grèce avec ses comptes budgétaires trafiqués. Pendant deux ans, nous avons vécu au rythme des sommets européens visant à sauver tantôt la Grèce, tantôt l'Espagne, tantôt l'Irlande ou le Portugal.
Fort heureusement, nous sommes sortis de ce cercle vicieux grâce à l'action apaisante du président de la banque centrale européenne.

Mais aujourd'hui, nous sommes entrés, sans nous en rendre compte, dans une 3e crise, qui, elle, est plus vicieuse, plus insidieuse, car elle est cachée. Elle est en apparence non violente et de plus, elle ne fait plus la UNE des journaux et reste reléguée dans les pages économiques. Cette 3e crise a le visage d'une zone euro qui se traine avec un taux de croissance trop faible pour faire diminuer le taux de chômage astronomique.

Oui, ce sont nos politiques qui devront trouver la solution pour nous sortir de ce marasme car les jeunes ne peuvent plus se contenter d'entendre que l'Europe s'est construite autour de la paix. Ils pensent à raison que l'Europe est là également pour leur assurer un job ! Bref, les jeunes, et les autres d'ailleurs, veulent de la paix mais aussi un peu de prospérité comme le rappelait justement l'éditorialiste du journal Les Echos.

Pourquoi cette langueur économique de notre vieux continent ? Pour les économistes, la réponse s'appelle bêtement : fatigue. La fatigue des réformes économiques qui ne donnent pas ou pas encore les résultats escomptés, la fatigue du mot crise tout simplement. Or, le pire danger pour les réformes à venir, y compris en Belgique, c'est de se heurter à une population fatiguée de se serrer la ceinture. En réalité, comme le rappellent Les Echos, cette fatigue est simple à comprendre, nous entrons dans la 7e année de crise et c'est même notre 3e crise en 7 ans ! La première crise, tout le monde s'en souvient, provenait d'excès immobiliers aux Etats-Unis et de produits financiers mal contrôlés par les banques locales, cette crise a traversé l'Atlantique à la vitesse des transactions électroniques ; nous étions en 2008. La deuxième crise, là encore, chacun s'en souvient, a eu lieu vers la fin 2009, début 2010. A l'époque, les marchés financiers se sont rendus compte que la zone euro était mal construite. Certes, il y avait bien une monnaie unique, mais cette monnaie unique était bancale car elle n'était pas appuyée par une politique fiscale et une politique budgétaire unique. Donc, les marchés financiers ont attaqué cette zone euro. D'autant plus facilement que le détonateur aura été le mensonge de la Grèce avec ses comptes budgétaires trafiqués. Pendant deux ans, nous avons vécu au rythme des sommets européens visant à sauver tantôt la Grèce, tantôt l'Espagne, tantôt l'Irlande ou le Portugal. Fort heureusement, nous sommes sortis de ce cercle vicieux grâce à l'action apaisante du président de la banque centrale européenne. Mais aujourd'hui, nous sommes entrés, sans nous en rendre compte, dans une 3e crise, qui, elle, est plus vicieuse, plus insidieuse, car elle est cachée. Elle est en apparence non violente et de plus, elle ne fait plus la UNE des journaux et reste reléguée dans les pages économiques. Cette 3e crise a le visage d'une zone euro qui se traine avec un taux de croissance trop faible pour faire diminuer le taux de chômage astronomique.Oui, ce sont nos politiques qui devront trouver la solution pour nous sortir de ce marasme car les jeunes ne peuvent plus se contenter d'entendre que l'Europe s'est construite autour de la paix. Ils pensent à raison que l'Europe est là également pour leur assurer un job ! Bref, les jeunes, et les autres d'ailleurs, veulent de la paix mais aussi un peu de prospérité comme le rappelait justement l'éditorialiste du journal Les Echos.