Une responsable du département d'Etat américain, Kiron Skinner, a surpris le mois dernier en décrivant la rivalité avec la Chine comme "un combat contre une civilisation vraiment différente et une idéologie différente".

C'est la première fois que les Etats-Unis sont confrontés à "un grand rival qui n'est pas de race blanche", a-t-elle avancé lors d'un forum consacré aux questions de sécurité.

"Penser que sa propre race et sa propre culture sont supérieures, et insister pour transformer ou même remplacer d'autres civilisations est stupide (...) et désastreux dans la pratique", a répliqué Xi Jinping en ouvrant la Conférence sur le dialogue des civilisations asiatiques à Pékin.

"Il n'y a pas de choc entre des civilisations différentes, il suffit d'avoir l'oeil pour apprécier la beauté dans toutes les civilisations", a-t-il ajouté, sans mentionner les Etats-Unis.

Négociateurs américains et chinois se sont séparés la semaine dernière sans accord commercial, Pékin annonçant des représailles aux droits de douanes supplémentaires imposés par Donald Trump le 10 juin.

Le président américain a toutefois distillé une note d'espoir en évoquant une rencontre potentiellement "fructueuse" avec son homologue chinois lors du sommet du G20 au Japon fin juin.

En dépit de quatre décennies de développement qui ont transformé le géant asiatique en puissance économique, le Parti communiste au pouvoir accuse régulièrement les Etats-Unis de vouloir freiner l'émergence du pays.