Le président de l'Ukraine fait des émules en Chine. En effet, les membres du gouvernement taiwanais sont en train d'étudier à fond le mode de communication de Zelensky. Non seulement ils s'en inspirent, mais le gouvernement taiwanais vient d'avouer qu'il allait modifier son approche de résistance en cas d'invasion de Taïwan par la Chine. Voilà, le mot qui fait peur est lancé : "invasion". Les Occidentaux espèrent que cela ne se produira pas, car en mettant littéralement en quarantaine la Russie sur le plan économique, l'Occident espère créer une forme de jurisprudence. Ca, c'est pour l'espoir.

Mais les experts économiques nous le répètent à longueur de semaine : autant transformer la Russie en île isolée du monde n'est déjà pas simple à cause de notre dépendance au gaz russe, autant vouloir agir de la même manière avec la Chine serait infiniment plus compliqué. Ne serait-ce que parce la Chine est l'atelier du monde et qu'une invasion de Taiwan nous priverait des semi-conducteurs qui sont insérés dans nos voitures, nos ordinateurs et nos smartphones. Vous vous en doutez, les patrons d'entreprise aspirent à d'autres scénarios que de passer leur vie à gérer une crise après l'autre.

Mais justement, si l'ogre médiatique adore les scénarios noirs, faut-il pour autant sombrer dans la frayeur anticipative. Pour ma part, j'ai tendance à faire le tri entre les prophètes de malheur, ceux et celles qui vivent de notre frousse, et puis les autres, les vrais experts dont la parole est hélas rare ou peu sollicitée par les médias grand public. Je pense notamment à George Friedman, le fondateur de Geopolitical Futures, un site d'analyse et de prévision géopolitique. George Friedman est américain, c'est un véritable expert du renseignement, il est très proche des milieux militaires aux Etats-Unis. Ce qu'il dit sur l'éventuelle invasion de Taïwan par la Chine est loin de correspondre aux commentaires des experts en chambre.

Je vous livre son analyse telle que publiée par mes confrères de L'EXPRESS : "la Chine est une puissance militaire faible. Elle parle d'intervenir à Taïwan, mais c'est une posture : si elle était en mesure de le faire, elle l'aurait déjà fait. Si elle ne l'a pas fait, c'est parce que sa flotte de débarquement est trop réduite et que Taïwan se trouve à 180 kilomètres des côtes chinoises. Pour y débarquer, leurs navires de guerre devraient donc naviguer en haute mer pendant sept heures minimum. Largement le temps d'être repérés par les avions et satellites américains... et d'être coulés !" Et George Friedman ajoute : "Les Chinois savent tout cela. En outre, ils n'ont pas une "culture maritime". Leur "Navy" n'a pas combattu depuis la guerre sino-japonaise de 1895 où la Chine a été écrasée".

En fait, à rebours de ce que pense beaucoup de soi-disant experts, George Friedman pense que cette guerre en Ukraine est plutôt une opportunité pour un rapprochement entre les Etats-Unis et la Chine, car ces deux puissances mondiales ont quelque chose de précieux en commun et sur lequel, elles s'entendent parfaitement : le business !

Le président de l'Ukraine fait des émules en Chine. En effet, les membres du gouvernement taiwanais sont en train d'étudier à fond le mode de communication de Zelensky. Non seulement ils s'en inspirent, mais le gouvernement taiwanais vient d'avouer qu'il allait modifier son approche de résistance en cas d'invasion de Taïwan par la Chine. Voilà, le mot qui fait peur est lancé : "invasion". Les Occidentaux espèrent que cela ne se produira pas, car en mettant littéralement en quarantaine la Russie sur le plan économique, l'Occident espère créer une forme de jurisprudence. Ca, c'est pour l'espoir. Mais les experts économiques nous le répètent à longueur de semaine : autant transformer la Russie en île isolée du monde n'est déjà pas simple à cause de notre dépendance au gaz russe, autant vouloir agir de la même manière avec la Chine serait infiniment plus compliqué. Ne serait-ce que parce la Chine est l'atelier du monde et qu'une invasion de Taiwan nous priverait des semi-conducteurs qui sont insérés dans nos voitures, nos ordinateurs et nos smartphones. Vous vous en doutez, les patrons d'entreprise aspirent à d'autres scénarios que de passer leur vie à gérer une crise après l'autre. Mais justement, si l'ogre médiatique adore les scénarios noirs, faut-il pour autant sombrer dans la frayeur anticipative. Pour ma part, j'ai tendance à faire le tri entre les prophètes de malheur, ceux et celles qui vivent de notre frousse, et puis les autres, les vrais experts dont la parole est hélas rare ou peu sollicitée par les médias grand public. Je pense notamment à George Friedman, le fondateur de Geopolitical Futures, un site d'analyse et de prévision géopolitique. George Friedman est américain, c'est un véritable expert du renseignement, il est très proche des milieux militaires aux Etats-Unis. Ce qu'il dit sur l'éventuelle invasion de Taïwan par la Chine est loin de correspondre aux commentaires des experts en chambre. Je vous livre son analyse telle que publiée par mes confrères de L'EXPRESS : "la Chine est une puissance militaire faible. Elle parle d'intervenir à Taïwan, mais c'est une posture : si elle était en mesure de le faire, elle l'aurait déjà fait. Si elle ne l'a pas fait, c'est parce que sa flotte de débarquement est trop réduite et que Taïwan se trouve à 180 kilomètres des côtes chinoises. Pour y débarquer, leurs navires de guerre devraient donc naviguer en haute mer pendant sept heures minimum. Largement le temps d'être repérés par les avions et satellites américains... et d'être coulés !" Et George Friedman ajoute : "Les Chinois savent tout cela. En outre, ils n'ont pas une "culture maritime". Leur "Navy" n'a pas combattu depuis la guerre sino-japonaise de 1895 où la Chine a été écrasée". En fait, à rebours de ce que pense beaucoup de soi-disant experts, George Friedman pense que cette guerre en Ukraine est plutôt une opportunité pour un rapprochement entre les Etats-Unis et la Chine, car ces deux puissances mondiales ont quelque chose de précieux en commun et sur lequel, elles s'entendent parfaitement : le business !