Une première vague de chèques consommation avait vu le jour au milieu de la crise sanitaire, à l'initiative du gouvernement fédéral, pour soutenir les secteurs et commerces durement touchés par cette même crise. Plus récemment, l'exécutif s'est entendu sur une prime corona que pourront proposer à leurs travailleurs les entreprises et secteurs qui ont enregistré de bons résultats durant la crise. Unique et exceptionnelle, elle s'élèvera à maximum 500 euros et prendra la forme de chèques-consommation. Elle est valable jusqu'au 31 décembre 2022. Elle pourra être émise dès le 1er août 2021 et ce, jusqu'au 31 décembre 2021.

"Cela change complètement l'objectif initial de soutien aux commerçants belges touchés durement par la crise sanitaire. Les grands bénéficiaires de cette extension vont être les grandes surfaces alimentaires qui ont déjà fait, elles, des profits importants durant la crise. Va-t-on faire de ces chèques conso des chèques-repas déguisés", s'interroge ainsi le SNI.

L'organisation demande une évaluation du système dès maintenant, et non à la fin 2022, à l'issue de la période de validité de ces chèques. Elle prédit "un coup dans l'eau" pour les détaillants.

Le SNI pointe par ailleurs la charge administrative liée au chèque papier pour les indépendants et également la commission des émetteurs de chèques. "Le commerçant doit en effet préfinancer ce chèque puisqu'il faut un certain temps avant d'être remboursé par l'émetteur. De plus, il existe une commission pour les émetteurs de chèques. Quel petit commerçant peut se permettre à l'heure actuelle de préfinancer ces chèques et de verser une commission de 3,5% sur ses revenus. Les grandes chaînes peuvent se le permettre et vont donc attirer la grande partie de ces chèques", conclut le Syndicat neutre pour indépendants.

Dans une réaction, Edenred signale toutefois que la commission que cette entreprise émettrice de chèques touche n'est que de 1,55%.

Une première vague de chèques consommation avait vu le jour au milieu de la crise sanitaire, à l'initiative du gouvernement fédéral, pour soutenir les secteurs et commerces durement touchés par cette même crise. Plus récemment, l'exécutif s'est entendu sur une prime corona que pourront proposer à leurs travailleurs les entreprises et secteurs qui ont enregistré de bons résultats durant la crise. Unique et exceptionnelle, elle s'élèvera à maximum 500 euros et prendra la forme de chèques-consommation. Elle est valable jusqu'au 31 décembre 2022. Elle pourra être émise dès le 1er août 2021 et ce, jusqu'au 31 décembre 2021. "Cela change complètement l'objectif initial de soutien aux commerçants belges touchés durement par la crise sanitaire. Les grands bénéficiaires de cette extension vont être les grandes surfaces alimentaires qui ont déjà fait, elles, des profits importants durant la crise. Va-t-on faire de ces chèques conso des chèques-repas déguisés", s'interroge ainsi le SNI. L'organisation demande une évaluation du système dès maintenant, et non à la fin 2022, à l'issue de la période de validité de ces chèques. Elle prédit "un coup dans l'eau" pour les détaillants. Le SNI pointe par ailleurs la charge administrative liée au chèque papier pour les indépendants et également la commission des émetteurs de chèques. "Le commerçant doit en effet préfinancer ce chèque puisqu'il faut un certain temps avant d'être remboursé par l'émetteur. De plus, il existe une commission pour les émetteurs de chèques. Quel petit commerçant peut se permettre à l'heure actuelle de préfinancer ces chèques et de verser une commission de 3,5% sur ses revenus. Les grandes chaînes peuvent se le permettre et vont donc attirer la grande partie de ces chèques", conclut le Syndicat neutre pour indépendants. Dans une réaction, Edenred signale toutefois que la commission que cette entreprise émettrice de chèques touche n'est que de 1,55%.