Le président russe Vladimir Poutine "est en train d'essayer de faire main basse sur un pays européen pacifique et de redessiner la carte de l'Europe par la force. Il doit et il va échouer", a affirmé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans la nuit de jeudi à vendredi, au terme d'un sommet européen extraordinaire à Bruxelles consacré à l'invasion de l'Ukraine.

Quelques heures plus tôt, les chefs d'État et de gouvernement avaient donné leur accord de principe au déclenchement d'un nouveau paquet de sanctions destinées à frapper "massivement et sévèrement" la Russie. Ces sanctions, dont le détail n'a pas été divulgué et qui feront l'objet d'une décision formelle vendredi par les ministres des Affaires étrangères de l'UE, couvrent le secteur financier, les secteurs de l'énergie et des transports, les biens à double usage (matériel civil pouvant servir à des fins militaires) ainsi que le contrôle et le financement des exportations, ou encore les interdictions de visas et le gel des avoirs des élites russes.

La volonté est de couper l'accès de la Russie aux marchés de capitaux les plus importants. "Nous allons cibler 70% du secteur bancaire russe, ainsi que des entreprises d'État dans le domaine de la défense", a notamment indiqué Mme Von der Leyen. "Ces sanctions vont accroître les coûts d'emprunt de la Russie, augmenter l'inflation et éroder progressivement la base industrielle du pays. Nous ciblons également l'élite russe en limitant ses dépôts, afin qu'elle ne puisse plus cacher son argent en lieu sûr en Europe."

Dans le secteur énergétique, une interdiction d'exportation frappera la raffinerie pétrolière en empêchant ce secteur de se moderniser, ce qui devrait l'amener progressivement à une réduction substantielle des exportations de pétrole, qui avaient rapporté à la Russie 24 milliards d'euros en 2019, selon la cheffe de l'exécutif européen. En matière de transport, la vente d'avions sera interdite aux compagnies aériennes russes, qui seront privées d'équipements et de pièces détachés, dont 75% sont produites en Europe, aux États-Unis ou au Canada, a détaillé Mme Von der Leyen. Concernant les visas, diplomates et hommes d'affaires russes perdront leur accès privilégié à l'Union européenne. Ces mesures sont coordonnées avec des partenaires et alliés de l'UE comme les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, la Norvège, mais aussi, désormais, la Corée du Sud, le Japon ou encore l'Australie.

Le Conseil européen en appelle également à un nouveau train de sanctions visant des responsables et l'économie du Bélarus, vassal de Moscou accusé d'avoir facilité l'invasion russe de l'Ukraine en accueillant des troupes sur son territoire. L'une des questions en suspens, au niveau des sanctions, reste l'exclusion potentielle de la Russie du réseau international de communications interbancaires SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication), comme le réclament l'Ukraine et plusieurs États membres de l'UE.

Mais d'autres, aux économies plus exposées à la Russie, verraient plutôt cette exclusion dans un troisième train de sanctions qui sera mis à l'étude. Ils estiment qu'une telle mesure pourrait affecter davantage l'UE que la Russie, qui pourrait aisément passer au système de paiement chinois. Le président du Conseil, Charles Michel, a insisté sur la nécessité pour l'Europe de se défaire de sa dépendance énergétique à la Russie et de renforcer sa capacité de défense au sein de l'OTAN.

Le président russe Vladimir Poutine "est en train d'essayer de faire main basse sur un pays européen pacifique et de redessiner la carte de l'Europe par la force. Il doit et il va échouer", a affirmé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans la nuit de jeudi à vendredi, au terme d'un sommet européen extraordinaire à Bruxelles consacré à l'invasion de l'Ukraine.Quelques heures plus tôt, les chefs d'État et de gouvernement avaient donné leur accord de principe au déclenchement d'un nouveau paquet de sanctions destinées à frapper "massivement et sévèrement" la Russie. Ces sanctions, dont le détail n'a pas été divulgué et qui feront l'objet d'une décision formelle vendredi par les ministres des Affaires étrangères de l'UE, couvrent le secteur financier, les secteurs de l'énergie et des transports, les biens à double usage (matériel civil pouvant servir à des fins militaires) ainsi que le contrôle et le financement des exportations, ou encore les interdictions de visas et le gel des avoirs des élites russes. La volonté est de couper l'accès de la Russie aux marchés de capitaux les plus importants. "Nous allons cibler 70% du secteur bancaire russe, ainsi que des entreprises d'État dans le domaine de la défense", a notamment indiqué Mme Von der Leyen. "Ces sanctions vont accroître les coûts d'emprunt de la Russie, augmenter l'inflation et éroder progressivement la base industrielle du pays. Nous ciblons également l'élite russe en limitant ses dépôts, afin qu'elle ne puisse plus cacher son argent en lieu sûr en Europe." Dans le secteur énergétique, une interdiction d'exportation frappera la raffinerie pétrolière en empêchant ce secteur de se moderniser, ce qui devrait l'amener progressivement à une réduction substantielle des exportations de pétrole, qui avaient rapporté à la Russie 24 milliards d'euros en 2019, selon la cheffe de l'exécutif européen. En matière de transport, la vente d'avions sera interdite aux compagnies aériennes russes, qui seront privées d'équipements et de pièces détachés, dont 75% sont produites en Europe, aux États-Unis ou au Canada, a détaillé Mme Von der Leyen. Concernant les visas, diplomates et hommes d'affaires russes perdront leur accès privilégié à l'Union européenne. Ces mesures sont coordonnées avec des partenaires et alliés de l'UE comme les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, la Norvège, mais aussi, désormais, la Corée du Sud, le Japon ou encore l'Australie. Le Conseil européen en appelle également à un nouveau train de sanctions visant des responsables et l'économie du Bélarus, vassal de Moscou accusé d'avoir facilité l'invasion russe de l'Ukraine en accueillant des troupes sur son territoire. L'une des questions en suspens, au niveau des sanctions, reste l'exclusion potentielle de la Russie du réseau international de communications interbancaires SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication), comme le réclament l'Ukraine et plusieurs États membres de l'UE. Mais d'autres, aux économies plus exposées à la Russie, verraient plutôt cette exclusion dans un troisième train de sanctions qui sera mis à l'étude. Ils estiment qu'une telle mesure pourrait affecter davantage l'UE que la Russie, qui pourrait aisément passer au système de paiement chinois. Le président du Conseil, Charles Michel, a insisté sur la nécessité pour l'Europe de se défaire de sa dépendance énergétique à la Russie et de renforcer sa capacité de défense au sein de l'OTAN.