"S'il n'y a pas de fumée blanche vendredi, j'ai demandé à M. Tusk de prendre l'initiative de convoquer un sommet des pays membres de la zone euro", a dit M. Tsipras à l'issue des entretiens avec le président du Conseil européen, en visite à Athènes.

Les négociations entre la Grèce et ses créanciers, zone euro et FMI, pour le déboursement de nouveaux prêts à la Grèce en échange de réformes, ont pris un grand retard.

Pour sa part, Donald Tusk s'est dit optimiste sur un accord vendredi.

"Nous sommes très près (d'un accord). Il n'y a pas de doute qu'il y ait une percée positive vendredi", a indiqué M. Tusk sans vouloir toutefois répondre si un sommet de la zone euro serait nécessaire.

"Je ne vais pas spéculer ou commenter sur un éventuel scénario (d'échec)", a dit M. Tusk. "Ce que je veux faire c'est soutenir nos collègues et arriver à un accord vendredi".

La Grèce accuse principalement le Fonds monétaire international (FMI) de demander plus de rigueur à la Grèce.

"Il y a toujours de nouvelles demandes (...), ce jeu doit finir", a lancé M. Tsipras.

Il a souligné que les résultats de l'économie grecque sont "bien meilleurs qu'attendu" et qu'il ne fallait pas réclamer "plus de sacrifices au peuple grec".

Les négociations entre le gouvernement grec et les représentants des créanciers se sont intensifiées ces derniers jours, le gouvernement se presse pour arriver à un accord vendredi.