"Il souhaite continuer les négociations et il souhaite conclure un accord mais il faut que ce soit un bon accord pour les Etats-Unis", a déclaré Larry Kudlow sur CNBC.

Il a confirmé, malgré l'aggravation des tensions qui ont fait chuter lourdement les places financières lundi, la tenue des pourparlers prévus en septembre à Washington pour tenter d'arriver à un accord.

"Aussi difficiles que les choses puissent être, et je sais que les marchés sont un peu volatils, en fait la réalité c'est que nous voulons négocier", a insisté le conseiller.

Les relations entre la Chine et les Etats-Unis ont atteint un nouveau nadir lundi quand Pékin a décidé de laisser filer sa devise à son plus bas niveau en 11 ans. Répondant du tac-au-tac, les Etats-Unis ont officiellement accusé la Chine de manipuler leur devise.

De fait, Pékin réagissait à la décision annoncée la semaine dernière par le président américain d'imposer à partir du 1er septembre 10% de tarifs supplémentaires sur les 300 milliards de dollars de produits chinois importés qui ne sont pas encore frappés de taxes punitives.

Larry Kudlow a laissé entendre que si les Chinois faisaient preuve de bonne volonté dans les négociations, le président pourrait revenir sur cette décision.

"Les choses pourraient changer en ce qui concerne les taxes, le président a dit que si on arrivait à un bon accord ou si on fait de bons progrès en vue d'un accord, il pourrait éventuellement se montrer souple sur les tarifs douaniers", a dit M. Kudlow. Mais il a immédiatement mis un bémol à sa déclaration: "s'il n'y a pas de progrès dans les négociations alors les taxes pourraient être durcies".

Les négociations commerciales entre les deux pays ont repris à Shanghai la semaine dernière après un long hiatus depuis le printemps, Donald Trump ayant jugé que la partie chinoise revenait sur ses promesses aporès plusieurs mois de négociations.

Le dialogue avait été finalement relancé lors d'un sommet avec son homologue chinois Xi Jinping en marge du G20 au Japon.

Mais après avoir été informé de la teneur des discussions de Shanghaï, le locataire de la Maison Blanche avait estimé que les Chinois ne tenaient pas leurs promesses d'acheter des produits agricoles américains et de bloquer les ventes de fentanyl, un puissant opiacé qui fait des ravages aux Etats-Unis. Il a annoncé dans la foulée les nouveaux tarifs douaniers punitifs.