"Facebook, Twitter et Google sont tellement favorables aux démocrates, c'est ridicule!", a-t-il tweeté, une semaine après le témoignage devant le Congrès du patron de Google, Sundar Pichai, qui a vigoureusement rejeté ces accusations.

Le locataire de la Maison Blanche s'en est en particulier pris à Twitter, qui, selon lui, a fait en sorte qu'il soit plus difficile de s'abonner à son compte @realDonaldTrump qui totalise un peu plus de 56 millions d'abonnés.

"Ils ont retiré de nombreux noms et fortement ralenti le niveau et la vitesse de l'augmentation", a -t-il poursuivi. "Ils n'ont rien reconnu et rien fait!", a encore écrit le président qui suit, semble-t-il, de très près l'évolution du nombre de ses abonnés.

"Partialité"... sans preuves

Les géants de l'internet se sont régulièrement retrouvés ces derniers mois sous le feu des critiques du président et de certains élus républicains dénonçant, sans preuves à l'appui, leur "partialité".

Si les dirigeants de ces groupes technologiques ont, pour beaucoup, historiquement plutôt affiché des sympathies démocrates, il y a peu d'indices suggérant que Google, pour des raisons politiques, fausse les résultats de recherche, selon des spécialistes des technologies.

Interrogé par la commission judiciaire de la Chambre des représentants,M. Pichai s'est constamment érigé contre l'idée que son groupe puisse être "politiquement biaisé", répétant à de nombreuses reprises que Google "ne mettait pas en avant des informations" privilégiant un groupe, une idée.

La Fed également attaquée

Donald Trump a mis en garde mardi la Banque centrale américaine contre "une nouvelle erreur" à la veille d'une décision de l'institution monétaire qui devrait, selon toute vraisemblance, relever ses taux d'intérêt.

"J'espère que les gens à la Fed liront l'éditorial du Wall Street Journal du jour avant de faire encore une nouvelle erreur", a tweeté le président américain. "Sentez le marché, ne prenez pas vos décisions simplement à partir de chiffres sans signification", a-t-il ajouté.

Pour la deuxième journée consécutive, le président a eu recours à son arme de communication préférée --le tweet-- pour tenter de peser sur le Comité monétaire de la Fed, qui entame mardi une réunion de deux jours.

Pour l'immense majorité des spécialistes, il ne fait guère de doute que la Fed va augmenter son taux directeur d'un quart de point de pourcentage mercredi.

La banque centrale a plus ou moins assuré qu'elle le ferait et il faudrait un événement extraordinaire pour qu'elle entame sa crédibilité en se dédisant.

La pression incessante du locataire de la Maison Blanche ne peut que conforter le Comité: ne pas augmenter le coût du crédit mercredi serait donner l'impression que l'institution, jalouse de son indépendance, est aux ordres.

Si M. Trump craint l'impopularité d'une hausse des taux, qui renchérirait les crédits à la consommation et dont il paierait le prix dans sa course à la réélection, les analystes vont surtout scruter les déclarations du président de la Fed, Jerome Powell et décortiquer le communiqué qui sera publié mercredi pour essayer de savoir ce que la banque centrale compte faire l'année prochaine et combien de fois elle pourrait encore resserrer la vis.

Les incertitudes autour de l'économie américaine et mondiale pèsent sur les marchés financiers et en particulier sur Wall Street. Une chute qui inquiète aussi le président qui a montré qu'il liait cours de Bourse et succès de sa politique économique.