"Très déçu par General Motors", a tweeté le président. "Les Etats-Unis ont sauvé General Motors et voilà les REMERCIEMENTS que nous avons! Nous examinons la suppression de toutes les subventions, y compris pour des voitures électriques", a-t-il ajouté.

Donald Trump ne décolère pas depuis l'annonce, lundi, du premier constructeur automobile américain de supprimer des milliers d'emplois dans l'Ohio, le Michigan et le Maryland.

Le milliardaire avait bâti sa campagne sur la promesse du retour des emplois industriels aux Etats-Unis et sa victoire surprise a été obtenue pour bonne part grâce aux votes dans les Etats où la mondialisation a provoqué une désindustrialisation dévastatrice.

M. Trump, qui fait déjà activement campagne pour sa réélection en 2020, aura à nouveau besoin de ces voix.

"Je suis là pour protéger les Travailleurs Américains!", a-t-il promis sur Twitter.

Sa porte-parole, Sarah Sanders, a enfoncé le clou.

"Le président s'est complètement investi dans le retour des emplois industriels aux Etats-Unis, et c'est pour cela que depuis qu'il a pris ses fonctions nous avons vu la création de 400.000 nouveaux emplois industriels aux Etats-Unis", a-t-elle dit.

"Franchement, cette histoire vient du fait qu'ils fabriquent une voiture que personne ne veut acheter. Espérons, qu'ils vont faire des ajustements et reprendre ces employés", a-t-elle ajouté.

- Cure d'amaigrissement -

General Motors a annoncé lundi une sévère cure d'amaigrissement, à coups de milliers de suppressions d'emplois, justifiant l'annonce par la nécessité d'être plus compétitif dans une industrie en pleine révolution.

Au total, GM va supprimer en 2019 15% des emplois du groupe, en cessant la production sur sept sites: un au Canada, quatre aux Etats-Unis et deux en-dehors de l'Amérique du Nord.

Il s'agit d'économiser six milliards de dollars d'ici la fin 2020.

Quelque 12 à 13.000 emplois --que GM n'a pas pris la peine de préciser-- sont concernés aux Etats-Unis seuls dans des zones où les crises répétées de l'automobile ont déjà fait des dégâts.

"Les mesures que nous prenons aujourd'hui nous permettent de poursuivre notre transformation pour être plus agiles, résistants et rentables", a affirmé la PDG, Mary Barra, qui parie sur la voiture tout électrique, le véhicule autonome et connecté mais aussi sur des véhicules plus classiques comme les pick-ups et les SUV, que les Américains préfèrent de loin aux berlines.

Ford a lui aussi choisi de concentrer ses efforts sur ces véhicules qui permettent de réaliser de meilleures marges.

- Vers le Texas? -

Sous le coup des critiques du président comme celle de l'opposition démocrate dont le leader au Sénat, Chuck Schumer, qui a évoqué "un coup de poing au ventre des travailleurs de l'Ohio, du Michigan et du Maryland", GM a démenti qu'il délocalisait en Chine les modèles dont il abandonne la fabrication aux Etats-Unis pour les réimporter.

Le groupe a aussi souligné qu'il restait très présent dans l'Ohio, non seulement en termes d'emplois directs mais encore de travail fourni à des centaines de sous-traitants.

Larry Kudlow, le principal conseiller économique du président a affirmé que Mme Barra, qu'il a longuement rencontrée lundi, avait évoqué "la possibilité de transférer des employés ailleurs au Texas ou dans le Michigan".

L'annonce de General Motors passe mal parce que pour l'heure, le groupe affiche de solides bénéfices (2,53 milliards de dollars au troisième trimestre).

Ces résultats publiés le 31 octobre avaient enchanté Wall Street, d'autant que GM avait expliqué être parvenu à augmenter le prix moyen de ses voitures en Amérique du Nord, en particulier aux Etats-Unis où ses ventes ont pourtant baissé de 11% à 694.638 unités au troisième trimestre.

Mais le géant de Detroit a amélioré ses marges, le prix moyen d'un véhicule, notamment des grosses voitures (pickups, 4X4 de ville et crossovers), ayant augmenté de 800 dollars sur un an à 36.000 dollars. En moyenne, c'est 4.000 dollars de plus que les prix de la concurrence, affirme GM.

La demande a été particulièrement élevée pour le pickup Chevrolet Silverado et le SUV Denali.

"Très déçu par General Motors", a tweeté le président. "Les Etats-Unis ont sauvé General Motors et voilà les REMERCIEMENTS que nous avons! Nous examinons la suppression de toutes les subventions, y compris pour des voitures électriques", a-t-il ajouté.Donald Trump ne décolère pas depuis l'annonce, lundi, du premier constructeur automobile américain de supprimer des milliers d'emplois dans l'Ohio, le Michigan et le Maryland.Le milliardaire avait bâti sa campagne sur la promesse du retour des emplois industriels aux Etats-Unis et sa victoire surprise a été obtenue pour bonne part grâce aux votes dans les Etats où la mondialisation a provoqué une désindustrialisation dévastatrice.M. Trump, qui fait déjà activement campagne pour sa réélection en 2020, aura à nouveau besoin de ces voix. "Je suis là pour protéger les Travailleurs Américains!", a-t-il promis sur Twitter.Sa porte-parole, Sarah Sanders, a enfoncé le clou."Le président s'est complètement investi dans le retour des emplois industriels aux Etats-Unis, et c'est pour cela que depuis qu'il a pris ses fonctions nous avons vu la création de 400.000 nouveaux emplois industriels aux Etats-Unis", a-t-elle dit."Franchement, cette histoire vient du fait qu'ils fabriquent une voiture que personne ne veut acheter. Espérons, qu'ils vont faire des ajustements et reprendre ces employés", a-t-elle ajouté.General Motors a annoncé lundi une sévère cure d'amaigrissement, à coups de milliers de suppressions d'emplois, justifiant l'annonce par la nécessité d'être plus compétitif dans une industrie en pleine révolution.Au total, GM va supprimer en 2019 15% des emplois du groupe, en cessant la production sur sept sites: un au Canada, quatre aux Etats-Unis et deux en-dehors de l'Amérique du Nord. Il s'agit d'économiser six milliards de dollars d'ici la fin 2020.Quelque 12 à 13.000 emplois --que GM n'a pas pris la peine de préciser-- sont concernés aux Etats-Unis seuls dans des zones où les crises répétées de l'automobile ont déjà fait des dégâts. "Les mesures que nous prenons aujourd'hui nous permettent de poursuivre notre transformation pour être plus agiles, résistants et rentables", a affirmé la PDG, Mary Barra, qui parie sur la voiture tout électrique, le véhicule autonome et connecté mais aussi sur des véhicules plus classiques comme les pick-ups et les SUV, que les Américains préfèrent de loin aux berlines.Ford a lui aussi choisi de concentrer ses efforts sur ces véhicules qui permettent de réaliser de meilleures marges.Sous le coup des critiques du président comme celle de l'opposition démocrate dont le leader au Sénat, Chuck Schumer, qui a évoqué "un coup de poing au ventre des travailleurs de l'Ohio, du Michigan et du Maryland", GM a démenti qu'il délocalisait en Chine les modèles dont il abandonne la fabrication aux Etats-Unis pour les réimporter. Le groupe a aussi souligné qu'il restait très présent dans l'Ohio, non seulement en termes d'emplois directs mais encore de travail fourni à des centaines de sous-traitants.Larry Kudlow, le principal conseiller économique du président a affirmé que Mme Barra, qu'il a longuement rencontrée lundi, avait évoqué "la possibilité de transférer des employés ailleurs au Texas ou dans le Michigan".L'annonce de General Motors passe mal parce que pour l'heure, le groupe affiche de solides bénéfices (2,53 milliards de dollars au troisième trimestre). Ces résultats publiés le 31 octobre avaient enchanté Wall Street, d'autant que GM avait expliqué être parvenu à augmenter le prix moyen de ses voitures en Amérique du Nord, en particulier aux Etats-Unis où ses ventes ont pourtant baissé de 11% à 694.638 unités au troisième trimestre.Mais le géant de Detroit a amélioré ses marges, le prix moyen d'un véhicule, notamment des grosses voitures (pickups, 4X4 de ville et crossovers), ayant augmenté de 800 dollars sur un an à 36.000 dollars. En moyenne, c'est 4.000 dollars de plus que les prix de la concurrence, affirme GM.La demande a été particulièrement élevée pour le pickup Chevrolet Silverado et le SUV Denali.