Cette dette, alimentée par des prix de l'immobilier élevés, atteint aujourd'hui 170% du revenu disponible annuel, avec des pointes dans les plus grandes villes. La banque centrale prévoit 178% en 2016. "Il ne faut pas qu'elle dépasse 180%, mais plutôt qu'elle descende lentement sur plusieurs années", a déclaré M. Ingves au quotidien Dagens Nyheter. "Sinon nous arriverons à ce que j'appelle une domination de la dette, ce qui signifie que la politique économique devra être complètement tournée vers les problèmes d'endettement et ne sera pas à même de s'attaquer simultanément à d'autres questions importantes", a-t-il ajouté.

Le dirigeant de la Banque de Suède, qui tente depuis des mois d'attirer l'attention sur le problème, a appelé à un grand débat national sur le marché immobilier, marqué dans les grandes villes par le rythme trop lent de la construction. Dans un pays où le chômage reste relativement bas par rapport au reste de l'Europe et où la majorité des habitants sont propriétaires, les ménages continuent à s'endetter pour acheter leur logement, profitant de taux d'intérêt historiquement bas.

Au rythme de croissance actuel, la dette des ménages suédois aux institutions financières franchira le seuil symbolique des 3.000 milliards de couronnes (338 milliards d'euros) avant la mi-2014.

Cette dette, alimentée par des prix de l'immobilier élevés, atteint aujourd'hui 170% du revenu disponible annuel, avec des pointes dans les plus grandes villes. La banque centrale prévoit 178% en 2016. "Il ne faut pas qu'elle dépasse 180%, mais plutôt qu'elle descende lentement sur plusieurs années", a déclaré M. Ingves au quotidien Dagens Nyheter. "Sinon nous arriverons à ce que j'appelle une domination de la dette, ce qui signifie que la politique économique devra être complètement tournée vers les problèmes d'endettement et ne sera pas à même de s'attaquer simultanément à d'autres questions importantes", a-t-il ajouté. Le dirigeant de la Banque de Suède, qui tente depuis des mois d'attirer l'attention sur le problème, a appelé à un grand débat national sur le marché immobilier, marqué dans les grandes villes par le rythme trop lent de la construction. Dans un pays où le chômage reste relativement bas par rapport au reste de l'Europe et où la majorité des habitants sont propriétaires, les ménages continuent à s'endetter pour acheter leur logement, profitant de taux d'intérêt historiquement bas. Au rythme de croissance actuel, la dette des ménages suédois aux institutions financières franchira le seuil symbolique des 3.000 milliards de couronnes (338 milliards d'euros) avant la mi-2014.