Le régime castriste investit beaucoup en matière de santé humaine et agricole (vaccins, enzymes industriels, solutions biomoléculaires, etc), au point d'avoir acquis une réputation mondiale dans les publications scientifiques.

"L'ouverture au monde" qui se dessine génère en outre l'espoir d'accroître la coopération biomédicale et agricole, a affirmé le docteur Mario Pablo Estrada-García, directeur au Centre d'ingénierie génétique et de biotechnologie de La Havane. Il recevait le ministre Jean-Claude Marcourt, en charge de l'Enseignement supérieur et la Recherche en Fédération Wallonie-Bruxelles, à l'occasion de sa mission économique et scientifique à Cuba.

Le spécialiste n'a pas caché non plus son intérêt pour des collaborations internationales permettant d'accéder aux fonds européens, dans ce pays en développement toujours visé par l'embargo américain.

Reconnaissant l'expertise cubaine, le président du Fonds national de la recherche scientifique (FNRS) Albert Corhay a proposé d'étendre à la Fédération Wallonie-Bruxelles une collaboration Cuba-Québec qui a déjà prouvé son efficacité. La proposition a été accueillie avec enthousiasme par le responsable cubain.

Ce dernier a évoqué plusieurs domaines d'excellence de Cuba comme la lutte contre le cancer ou contre l'arthrite, mais aussi en matière agronomique, comme pour la fièvre hémorragique du lapin, dont il sait qu'elle inquiète les éleveurs de Wallonie actuellement.

La Fédération peut en retour être utile à Cuba via le Centre de recherches agronomiques de Gembloux (ULg) pour ce qui concerne la production de viande, de lait et de pommes de terre, trois produits en pénurie à Cuba.

M. Marcourt, également ministre wallon de l'Économie, a insisté sur la possibilité que de telles coopérations débouchent sur la création d'entreprises dans le giron universitaire, à l'instar d'IBA qui inaugurera en 2017 à La Havane une installation de diagnostic cancéreux par imagerie moléculaire. "Il y a une ouverture à ce genre de modalité", a confirmé le Dr Estrada-García. Des spécialistes des universités francophones devraient approfondir ce contact prometteur, selon M. Corhay.